CHOEUR DE SCHWITZ
Malgré nous la terreur nous glace.
GU1LLAC&E.
Accoutumés aux maux longtemps soufferts Si vous ne sentez plus le fardeau de vos fers, Songez du moins à vos familles, Vos jières, vos femmes, vos filles.
N'ont plus d'asile en vos foyers.
Walter.
II n'ofit f> I îs-s parmi nous de toits hospitalier?.
Amis, contre ce joug infâme En vain l'humanité réclame :
Nos oppresseurs sont triomphant.
Un esclave nra point de femme, Un esclave n'a pas d'enfans.
CHOEUR GÉNÉRAL
Un esclave n'a point de femme, Un enclave n'a pas d'enfans.
C'est trop souffrir, que faut-il faire?
àrscld, se réveillant tout-à-coup de V abattement ou il était plongé.
Venger le trépas de mon pere.
— SO- LE CliOEUR-
Qcioi î Ion père î
ARNOLD
Il est mort.
LE CHOEUR
Quel crime était le sien ?
ARNOLD
Son crime, hélas! c'est le votre et le mien, Celui de tous ! il aimait sa patrie.
LE CHOEUR
0 meurtre abominable, impie !
Soyons dignes enfin du sang dont nous sortons : Dans l'ombre et le silence, Du glaive et de la lance Armez les trois cantons.
LE CHOEUR
Dans l'ombre et le silence, Du glaive et de la lance Armons les trois cantons.
Près du lac, quand luiront les signaux de la vengeance Nous seconderez-vous ?
LE CHOEUR
N'en douiez pas, oui tous.
Prêts à vaincre ?
LE CHOEUR
Oui, tous.
Prêts à mourir ?
LE CHOEUR
Oui, tous.
Que de nos mains les loyales étreintes CouGrment ces promesses saintes!