‹ Guillaume Tell, opéra en quatre actesChapitre 25 sur 49 · CHOEUR DE SCHWITZ · texte numérisé non relu

CHOEUR DE SCHWITZ

Malgré nous la terreur nous glace.

GU1LLAC&E.

Accoutumés aux maux longtemps soufferts Si vous ne sentez plus le fardeau de vos fers, Songez du moins à vos familles, Vos jières, vos femmes, vos filles.

N'ont plus d'asile en vos foyers.

Walter.

II n'ofit f> I îs-s parmi nous de toits hospitalier?.

Amis, contre ce joug infâme En vain l'humanité réclame :

Nos oppresseurs sont triomphant.

Un esclave nra point de femme, Un esclave n'a pas d'enfans.

CHOEUR GÉNÉRAL

Un esclave n'a point de femme, Un enclave n'a pas d'enfans.

C'est trop souffrir, que faut-il faire?

àrscld, se réveillant tout-à-coup de V abattement ou il était plongé.

Venger le trépas de mon pere.

— SO- LE CliOEUR-

Qcioi î Ion père î

ARNOLD

Il est mort.

LE CHOEUR

Quel crime était le sien ?

ARNOLD

Son crime, hélas! c'est le votre et le mien, Celui de tous ! il aimait sa patrie.

LE CHOEUR

0 meurtre abominable, impie !

Soyons dignes enfin du sang dont nous sortons : Dans l'ombre et le silence, Du glaive et de la lance Armez les trois cantons.

LE CHOEUR

Dans l'ombre et le silence, Du glaive et de la lance Armons les trois cantons.

Près du lac, quand luiront les signaux de la vengeance Nous seconderez-vous ?

LE CHOEUR

N'en douiez pas, oui tous.

Prêts à vaincre ?

LE CHOEUR

Oui, tous.

Prêts à mourir ?

LE CHOEUR

Oui, tous.

Que de nos mains les loyales étreintes CouGrment ces promesses saintes!

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