‹ Guillaume Tell, opéra en quatre actesChapitre 32 sur 49 · QUATUOR · texte numérisé non relu

QUATUOR

GESLER.

Tant d'orgueil me lasse, La foudre s'amasse ; Sur toi qu'elle passe, &t tu fléchiras ! v

RODOLPHE

Quel excès d'audace î Il brave, il menace.

Allons, point de grâce ; Désarmons son bras.

Mortelle disgrâce l Bas à son fils.

Espoir de ma race, 0 loi que j'embrasse, Porte au loin tes pas.

JEMMY

Que ta peur s'efface,

C'est ici ma place,

Laissez-moi, par grâce.

Mourir dans les bras !

On relire des mains de Guillaume son aiba'ète ci son carquois.

Guillaume, à voix basse, Rejoins ta mère, je l'ordonne, Qu'aux sommets de nos monts la flamme brille el

donne Aux trois cantons îe signal des combats!

gesler, retenant V enfant.

Arrête... leur tendresse éclaire ma vengeance; Réponds, toi qui m'oses braver.

(Test ton enfant?

Le seul.

GESLER.

Tu voudrais le sauver?

Ls sauver, lui! quel est son crime?

GESLER.

Sa naissance, Tes discours, tes projets, ta coupable insolence,

Je l'ai seul offensé, c'est moi qu'il faut punir.

GESLER.

Sa grâce est dans tes mains et lu peux l'obtenir. Pour un habile archer partout on te renomme;

A Rodolphe, en détachant une pomme d'un arbre voisin. Sur la télé du fils qu'on place celle pomme,

A Te. IL j/urs trait, tu vas soudain l'enlever à mes yeux, s^u vous périrez tous les deux.

Que dis tu?

GKSLKR.

Je le veux.

Quel horrible décret! sur mon fils!... yi m'égare! Tu pourrais l'ordonner, barbare!. .

.Noiï, Je crime est trop grand*

ge^ler.

Obéis.

Tu n'as pas <f enfant!...

Il est tin dieu, Gésier!

GESLER,.

Un maître.

Guillaume, montrant le ciel.

Il nous entend!

g&sler.

€Tcsl trop larder, cède sur l'heure..

Je ne le puis.

GESLER.

Que son fils meure!

Arrêie!... Abominable loi!

Tu triomphe de ma faiblesse; Le péril de Jemiuy m'impose une bassesse, Gésier, et je fléchis le genou devant loi,

H s'agenouille.

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