BRID’OIE, GUILLERY
brid’oie.
Un homme devant chez nous!... Eh! non, ce nest pas un homme : c’est Guillery. Figure-toi, petit, que je te prenais pour un homme!
Comme on se trompe !
brid’oie.
Y a-t-il longtemps que tu es là ?
Une grande demi-heure.
brid’oie.
Où est ma femme ?
Là, chez ma cousine.
CUILLER Y
brid’oie.
Bon ! tu n’as vu personne roder sur cette place, mon petit Guillery ?
Non, maître Brid’oie.
Si jamais tu voyais quelque chose, tu me le dirais, eh! petit?...
Oui, maître Brid'oie.
brid’oie.
T’ai-je jamais donné quelque chose?
Non, maîti-e Brid’oie.
brid’oie.
Il faudra que je te donne un écu.
GUILLERY, étendaut la main.
Je ne le refuse pas, maître Brid’oie; qui méprise un écu, méprise l’image de son roi.
brid’oie.
Eh bien ! je t’en donnerai un à ma fête.
Est-ce bientôt, maître Brid'oie?
brid’oie.
Dans dix-huit mois. Aussi, tune me dis jamais rien! Ah! si tu me découvrais l’amant de ma femme, ta fortune serait faite.
Mais si elle n’a pas d’amant?
Elle doit en avoir. Trouve-moi seulement une lettre, tu auras vingt sou6.
J’ai bien cru tout à l’heure que j’allais les gagner. brid’oie.
Conte-moi cela, Guillery.
11 est venu un grand maigre qui marchait sur la pointe du pied, avec une lettre dans la main, et j’ai espéré qu’il la remet-