‹ Guillery comedie en trois actes, en proseChapitre 39 sur 55 · BRID’OIE, GUILLERY, TRUPHÈME · texte numérisé non relu

BRID’OIE, GUILLERY, TRUPHÈME

A quel diable de jeu jouez-vous là?

brid’oie ET TRUPHÈME, confus.

brid’oie.

Nous nous amusions pour passer le temps.

TRUPHÈME.

Mon Dieu, oui! nous passions le temps pour nous amuser...

Au Pré-Gaillard? .

TRUPHÈME, à Brid’oie.

Au Pré!... Ah! compère, tu ne me l’avais pas dit!

Passe encore pour ce vaurien de Monocorde que je viens de rencontrer avec une...

Chut!

TRUPHÊME.

Silence !

Moi, je ne comprends pas qu’on prenne la femme d’autrui. Si jamais je connais un mari que l’on trompe, je lui conterai tout.

brid’oie.

Tais-toi, malheureux !

TRUPHÊME.

Tais-toi donc, grand nigaud!

GUILLERY, k Brid’oie.

A propos, je sais pour qui il était ce billet... j’ai vu une dame qui loge en face de chez vous...

brid’oie.

Chut!

Si jamais j’avais soupçonné celle-là... une personne de ma fa...

brid’oie.

Tais-toi! J'avais pourtant bien cru...

Oh! maître Brid’oic!

brid’oie.

Alors, asseyons-nous. Tu n’es pas fatigué, toi?

TRUPHÊME.

Veux-tu boire ? (n boit.)

GUII.I.ERY.

Merci !

brid'oie.

Moi , je suis le Parisien] le plus fatigué d’aujourd’hui ; j’ai fait plus de dix lieues à pied.

TRUPHÊME.

Moi, je suis l’homme le plus heureux de la terre. J’ai bu plus de cent mille bouteilles, et j’ai encore soif.

brid’oie, bâillant.

11 fait bon ici. Puisque le billet n'était pas... rien ne presse.

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