‹ Guillestre et ses environs: aperçu historiqueChapitre 27 sur 68 · I. — Revenus de la commu · texte numérisé non relu

I. — Revenus de la commu

Les plus importants revenus < des tailles communales. Elles i les babilants, nobles ou non-no!

à leurs facultés cadastrales.

Cadastres^ qui servaient de ba des impositions, et des MicancU tions, qui permettaient de tei (p. 445, 10:^, 439 et suiv.).

D'autres avaient pour origim blés appartenant à la commun provenant des forêts communal gnes pastorales ; la perception c boucherie ou la vente du vin infligées pour infractions aux i ses par les consuls, etc.

1* PropiHétés co

Dès une époque inconnue, munauté de Guillestre possédail sont formellement reconnus pa de Mandagot (1295-1311), dans vers 1296, de construire une l'église de Guillestre*). La tran entre le Dauphin Jean et la com part, l'archevêque et les habi Risoul, d'autre part, au sujet d piano de Berbeno^ super jHano une démonstration nouvelle. ' entre le torrent de Palps, la I particulier, les terrains vague qui s'étendent du Guil à la m

*) tt Promiserant nobis... per stipulai tioDe omoiam bonorum suorum et uni 1296, Former, III, p. 258-960).

VuÙisse sout formellement attribués aux habitants de Guilleslre et de RisouP). Le 27 avril 1372, les consuls de Guillestie, Jean Bec, dit Faleli, et Jeau Gérard, cèdent en emphyléose à Pierre Murench et Guillaume Pellicier diverses terres situées vers Ceillac, au lieu dit inter Rupes, moyennant une redevance annuelle de quelques deniers et sous la réserve du haut domaine de l'archevêque d*Embrun (p. 294). Le 22 avril 1408, Ant. Reyssent (Risendi), d'Escrens (de Screnis)^ est condamné à une amende do 18 florins, pour avoir introduit un troupeau de moutons dans la montagne de Cugulet, appartenant à Guillestre et à Risoul (p. 310). Le 3 oct. 1425, les champiers de Guillestre et de Risoul opèrent la saisie d'une paire de bœufs, appartenant à Laurent Bérard, de St- André d*Embrun, qui paissaient dans la montagne de Ghérines (p. 311). Le 12 mars 1425/Ô, les consuls de Guillestre achètent de Pierre Gavelli.AW. Pt^eyratiyde Vars, 15 journaux (seytoyratas) de pré, sis à Valbelle, au prix de 18 gros d'argent (p. 294). Le 8 juin 1499, les consuls de Guillestre et de Risoul étaient en procès, pardevant le légat d'Avignon, contre l'archevêque Rostain d'Ancesune et Giraud d*Ancesune, son frère, qui prétendaient introduire des troupeaux de moutons dans les

^) t Omnia pate^ data, aftfcata seu appropiata usque ad prcsentem diem in piano de Berbeno, a rivo de Palps usque in aquam que dicitor Guillestra et usque Durentiam inferius descendendo^et a dicto rivo per viam per quam juxta rupem itur de Guillestra versus Ebredunum, quantum durât dictum planum et territorium caslrorum de Risolis et Guillestra usque ad molinieriam de Vultissa^ remaneant infra confines seu terniinos supradictos libère et absolute liominibus de Risolis et Guillestre », etc. (AA. 2, p. 2). — Le mot VuUissa, qui paraît dans ce document et qui s'applique tout particulièrement à La Moulinière de St-Clément, a laissé également son nom à la Tête de Vautisse^ montagne très élevée (3162 m.), point de séparation des communes de St- Clément, Réotier, Chancella et Freyssinières (Carte d*État-Major, n» 200). — Le torrent de Palpe, mentionné plus haut, sépare la corn* de St-André-d*£mbrun de celles de Risoul et de St-Glément. Ne pas le confondre avec le rif dé Pals, qui descend de Risoul et détériore souvent la route des Alpes, en amont du Plan-de-Fazy (voir, ci-après,

p. LXXI).

montagnes des deux communs 1519, les consuls de Guillestn cal, un cellier (penus sive c florins (p. 105*) elc. Ces quelq tence ou Torigine de diverses Guillestre, du XIII* au XVP si

20 Forêts inà

Mais les plus considérable!

et sont encore les vastes foré munautés du mandement de mentionnées dans l'Inventaire tribution pour la construction la Durance, sur Chagne et sur hauts fournaux de la Fusine, un peu partout, surtout lors i fications de Guillestre et de truire des navires dans les Toulon ; pour le chauffage de phin et même pour les forts d fication des maisons, souvent de ses hameaux, etc.

Les archevêques d'Embrun assez active sur les forêts, d< tion. En 1299, l'archevêque Gu diquait partie des forêts de s; que, dans Tintérèt public, il a traire des bois de ces forêts habitants de Guillestre, Risoi arbres dans la forêt de Rioui vers le Queyras *).

Le 15 sept 1474, Tarchev

*) « Licot olim, utilitate publica sui ne de quiboscumque nemoribus terre retur... absque nostra licencia spécial Dobifl parte » etc. (p. 410*, cf. p. 297).

Chaffrey Chapeau raulorisation de conslriiire un liaiit- Iburiieau (f'oi'nelliinf), dans la comho du Qneyras, alin de ibiidre et d'ouvrer les minerais extraits do la lerro archiépiscopale, et il lui permet lusa^'o modéré des bois voisins*).

Peu à peu, cependant, les communautés Embrunaises deviennent, seules, propriétaires des forets, et c'est bien inutilement qu'au XYIll»^ siècle, les archevêques Fouquet et de Leyssin tentent û'an revendiquer une partie*). Le 12 août 17G3, un arrêt et rendu contre les prétentions de rarchevèque (p. 80 ).

Gomme nous l'avons noté déjà, la plupart des forêts du mandement de Guilleslre étaient indivises entre les trois communautés qui formaient ce mandement. Guilleslre possédait la moitié des revenus des forêts ; Risoul et Geillac se partageaient l'autre moitié. Telle est, du moins, la proportion adoptée lors de la vente des bois de ces forêts, au cours des derniers siècles (p. 82).

Les bois fournis par le mandement i)Our la Marine, ati moins dès 1G42 (p. 135') et pour la construction des casernes ou le chaud'age des troupes de Mont-Dauphin, dès 1694, furent considérables. En 1709, plus de 1.500 pieds de mélèze étaient abattus dans le bois d'Assan (p. 189). En 1724, on estimait les bois de chauffage à 12.000 cercles par an (p. 202). Ces fournitures furent continuées durant tout le XVI1I« siècle et même pondant la Révolution. Leur produit, pourtant, n'était pas considérable. En^ 1782, il donnait à peine, en moyenne, 20 sols par toise (p. 82). Cela provenait surtout des diflicultés de l'exploilalion des bois, qu'il fallait extraire de régions très accidentées, situées en partie dans les rochers de la combe du Queyras, et entièrement dépourvues de chemins d'accès. On débitait, d'abord, les bois en Uillons ou en billots, que l'on

*) AnnaUf des Alpes, VII (1903 4), p. 238-242, cf. p. 296-3C0. — Antérieurement, en 1311 et 1313, le dauphin Juan II (1307-19) avait autorisé la construction, dans la combe du Queyras, d'une Fusine ou fabrique de fcT (voir Bull. soc. cCéiud. 1886, p. 489-91 et 498-505).

*) Voir, ci-après, p. 347 et suiv. Cl. p. 330.

faisait rouler dans le Guil. Leaii de la ri geait de les transporter jusqiies près de au lieu dit Le Slmoust^)^ où un râtelier o\ en travers du lit du Guil, les arrêtait*) et tait en bûches. De là, il était facile de coi ainsi préparés, à Mont-Dauphin, en passai lier du Roi, écart de la commune dEyglie

On trouve trace de ce moyen économiqi dès 1209 (p. 297).

Les forêts qui fournissaient les bois de garnison de Mont-Dauphin étaient celles d de Feuille- Voyrant^), d'Assan^), Les bo Marine provenaient de Combe Chauve^ du Mélezet^ surtout du Sapet et de la Sm de la Jauniere et du Jas des Bœufs^ sis s de Risoul, appartenaient en propre à commune (p. 205*). La plupart de ces q mesurés en 1728, par Tingénieur Golisieux 1746, par Tarpenteur Michel (p. 222). Yen 5.796 arpents^) de bois indivis furent ains (p. 335-356').

En général, on peut affirmer que les ha lestre eurent toujours le plus grand soin et qu'ils s'imposèrent de réels sacrifices i

*) Ce quartier est mentionné en 1610 (p. 441), en Le pont du Simoust, sur le Guil, était très fréquente 1728 (p. 207), 1758 (p. 231), 1765 (p. 242), 1776 (p. S rintendant Gaze de La Bove fut contraint d'y pass ponts ayant été emportés (p. 261). Il fut réparé en l'i

«) Ainsi, en 1698 (p. 172), en 1701 (p. 177'), en 171 (p. 81-2), en 1785 (p. 262), en Tan 4 (p. 279), etc. En emportée par le Guil (p. 264').

») La liovOiée, 1622 (p. 428'), La Rotieo sive Cug La llortée, 1647 (p. 137'), liortie, 1669 fp. 148'), La 1

*) Fuelhe Voyrant, 1627 (p. 431'), Feuillie Voirai

5) Assan, 1668 (p. 148'), As$ant, 1692 (p. 330'), Asi

Assain, 1742 (p. 218'), Azant, 1785 (p. 261'), AssanSy

L'arpent d'ordonnance ou des eaux et forêts,

arpent légal ^ de 100 perches carrées de 22 pieds de

51 ares 07 centiares.

la conservation. Ils considéraient, non sans raison, la ibrèt (le Gombe-Chauvo*), qui domine le territoire cullirable et le bourg de Guilleslre, comme leur unique garantie contre les avalanches et les inondations (p. 15'^).

Pour ce même motif, à la fin du règne de Louis XIV, de IGOO à 1713, afin d'empêcher Tincendie de leurs forèls, dont les Vandois des vallées italiennes les menaçaient continuellement (p. 181), ils n'hésitèrent pas ;V payer, jiendant plusieurs années, et chaque année, wne forte contribution de guerre au duc de Savoie et à ses représentant»»).

Dans la suile. divers règlements furent pris par Guillestre, « pour la conservation des forêts ». Celui du 14 déc. 1727, fut homologué par le Parlement, le 9 janv. 1728 (p. 355-3(56) ; celui du 9 août 1772, en 8 articles, le fut pareillement le 1^' oct. 1772 (p. 249').

Souvent le feu faisait des ravages dans ces forêts, 16G8 (p. 149), 1675 (p. 153), 1695 (p. 169'); de même que dans les forêts voisines. Pour combattre le fléau dévastateur, on faisait appel au dévouement de la population et à celui des troupes de Mont-Dauphin.

3» Montagnes pastorales.

Les montagnes pastorales de Guillestre et de Risoul sont surtout celles de Cugulet et de Valbelle.

La déliminalion de Valbelle donna lieu à une transaction, le 20 juin 1234, entre les communautés du mandement de Guillestre, et celles de la Terre commune d*Embrun. Des limites furent fixées au torrent de Palenc ou de Palps^). Cette montagne fait encore, au XlV^etauXV* siècles, Tobjet de longs procès, dans lesquels intervien-

<) Combe Ghave 1558 (p. 441) ; Combo Ghave, 1616 (p 424'), Conbo Chovo, 1629 (p. 124'), Conbe Chaloa, 1692 (p. 163).

«) Tagos 180-183, cf. Annales des Alpes, IJI (1899-1909, p. 57-77)..

*) Page 3i6, cf. Dongois, Mémoire pour Embrun^ Marseille, Roux- Kambert, 1821, p. 68 et 112.

nent les chanoines du prieuré de N.

de Cliâleauroux) et Tarchevèque d' Deux. Ce dernier se rendit de sa 1338, sur la montage en litige (p. 3 arrêta pendant un siècle les prc recommencèrent en 1428 (p. 341-3), Elles se renouvelèrent au XYIII^ siè< surgissaient d'ordinaire à l'occasic commis par les habitants de St-Ai (1024) d'avoir fauché le pré de Va (1718) de contester les limites a (p. 107). De là des procès sans nomb

Guiilestre et Risoul envoyaient, bœufs dans la montagne de Valbelle ou de la bouvaïre donnait lieu à de contrats notariés, dont il reste de 1022 (p. 114), 1663 (p. 22 et 438*), (p. 218'), 1761 (p. 235), cf. 1765 (p. 2 22 juin 1663, les consuls des deux c tent aux gardiens des « bœufz et 7'Oi jour jusqu'à St-Luc (18 octobre), 12 1 6 deniers en argent par paire de bœ rosse (p. 22).

La montagne de Gugulet*), située i Chauve tourné vers Escrens et Cei 12î)5(p. 4) et en 1444 -p. 10?). Elle ei tionnée dans l'Inventaire, surtout â ges, en 1408 (p. 310'), 1469 (p. 4 affermée aux bergers de Provence, 1723, pour 205 1. (p. 202), en 1729 (p (p. 219-), en 1788 (p. 87'), etc. Gu moitié du produit de la ferme ; Risi lageaient l'autre moitié, 1749 (p. 22 exploitée directement par les comi trc et de Risoul. Elles avaient eu so

*) Li CoHelde CufjuUet, 1619 (p. 426), Ciicu 1707 (|). 180's (^uigoulet, 1729 (p. 208), Tpsi.: «^

aménager des bassins pour abreuver les animaux (p. 153') ; en 1700, ces bassins servaient à Tusage des bœufs (p. 179); (le même en Tan 10 (p. 280); preuve qu'on conduisait à ces époques, sur cette montagne, les troupeaux de bœufs ou la bouva'ire *).

4® Les droits sur la boucherie étaient ordinairement

afTermés, 30 mars i657 (p. 436), en 1003 (p. 438), en 1743

(i). 219'j. On pourra voir les conditions imposées aux

liers de la boucherie, le i^^ avril 1063 (p. 22), le 8 mai

\ (p. 28), le 29 juin 1700 (p. 5r), etc. En Tan 13, le

: de ferme est de 800 francs (p. 289').

Plusieurs fois, il fut question de défendre l'entrée du n étranger » dans Guillestre, 21 déc. 1595 (p. 418\ lov. 1610 (p. 424), 27 déc. 1622 (p. 429), 22 oct. 1656 i36), 28 oct. 1657 (p. 436), 2 nov. 1659 (p. 437), et cela 5 peine d'amende (p. 418, 437').

' Les amendes, perçues en suite, d'infractions aux annances de police, sur le vin, la boucherie, aux lemenls des canaux d'arrosage ou de voirie, des irages et des forêts, etc., étaient presque toujours ibuées à des œuvres de charité ou à l'hôpital du Strit. Leur produit, d'ailleurs, était minime ; il ne figure sque jamais dans les comples-i-endus annuels des suis.

liC !«■' août 17*29, par-dovant Aiil. Rol)erl, notaire criùnbrun, une saclioii relalivo à la dôlhnilatioii de la moiilajj'iio do Cugulel, du ë d'Aj^nès », ilc, iiiforvinl entre les communautés i'.idivises de leslre, Risonî et Geillnc, d'une pari, et la communauté de Vaps, trc part {Voy. ci-après, p. 331-332, et les minutes du not. Ant. crt, aux Arch. dos Ilaules- Alpes, séiie K.\ — Le parla^^e des biens mnnaux indivis entre Guillesire, GeiMac et Kisoui, provoqué par leslro le 7 mai 1829, fut fait, en 1833. par (-ezanne, notaire de ^ndré, et Bernard, géomètre, d'après le nombre do feux de chaque mune, savoir: Guilleslre, 284 feux; Ceillae, 191, <*t Risoul, 170; 1, r>'i8 fenx. Il a été approuvé par arrêté préffcloial du a nov. 1830 ch, des IJbs-.ilpiS, série K, '28. (ol. Î2 et sniv.).

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