‹ Guillestre et ses environs: aperçu historiqueChapitre 29 sur 68 · III. — Taillks et iMrosrnoN · texte numérisé non relu

III. — Taillks et iMrosrnoN

Les tailles et autres impositions i dixièmes, vingtièmes, dons gratuits, a étaient levées d'api'ès la même méthoc

*) « Tencafiir in r<^paraliono viariiin, [)onciun in omnibus t;«iliis, siiuti coleri hoïnines gagnait

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i^ La taille royale ne fait son apparition à Guillestre et en Embriinais que vers la fin du XVI® siècle, et le principe de son payement n'est admis par les populations que sous Henri IV, en 1594-99 (p. 318'-19). Dès le 5 juil. 1604, le procureur du Roi réclame le payement des « tailles et deniers » levés pour S. M. (p. 420). Le 27 juil. 1624, l'office de receveur des tailles est estimé 50.000 1., et la communauté de Guilleslre projette de Tacheter (p. 429'). Le 30 janv. 1643, la « taille royalle cottizé à Guillestre » est de 1.903 1. 3 s., et elle est levée, le 25 juin suivant, à raison de 6 1. 1 s. par livre de cadastre (p. 136'). Le 1®' août 1652, sur un total de de 136.908 1.5 s. imposés sur l'élection de Gap, la part de Guillestre est de 2.038 1. 10 (p. 143'). Le 17 oct. 1674, le lançon de l'éleclion est de 164.089 1. 1 s. et la taille de Guilleslre, de 2.937 1. 16 (p. 152'). Le 12 avril 1701, elle est de 2.850 l. (p. 178'). En 1715, sur un total de 178 046 1., elle est de 3.031 1. 8 s., à raison de 501 1. 15 s. par feu »). En 1731, sur un total de 160.901 1. 1 s., elle est de 2.619 1. 7, et sur la même base qu'en 1715 (p. 210), En 1745, la taille de Guilleslre est de 3.165 1. (p. 221); en 1748, de 3.790 1.; en 1780, de 4.318 l.«); en 1787, de 4.156 1. 11 s. 6 deniers ») ; en 1789, de 4.979 1. 19 s. (p. 268-).

2» La capitation, taxe par tèle, représentée aujourd'hui par la contribution personnelle, fait son apparition le 10 mars 1095 (p. 167'). Le 15 juil. 1701, le rôle de « reparution de la capitalion » des habitants de Guilleslre, en 181 articles, donne un total de 942 1. 10 s. (p. 179-80). Le 25 janv. 1721, le total est de 1.080 1. (p. 200') ;

Corse, de Gnp (1715, f 1791): La question des impôts au XVHI» siècle (dans les Bull, de la Soc. d*étud. des II tes- A Ipes, 1885, p. 408-41 ; 1886, p. 90 et 93).

*) Guilleslre est imposé alors pour 6 feux et 1/24" de f«Hi (p. 194').

*) Les charges locales ou t oëgociales » s'élèvent alors à 3.716 1. 13 s. (p. 257).

3) Ils sont répartis sur 510 livres de cadastre, ^ raison de 8 I. 3 »• P«r livre cadastrale (j». 85 ; cf. p. 263).

eu 1759, de 1.14G I. fp. 232) ; en 1778, de 1.249 1. (p. 254), elc.

3<> Les dixièmes, ou « imposition du dixième des revenus des biens » (p. 213), arrivent au début du XVIII« siècle. En 1713, ils sont à Guillestre de 383 1. (p. 192') et ainsi de suite. Le 29 août 1735, le subdélégué Vial réclamait la levée « du dixième de 1734 » (p. 214 ^j.

4** Bientôt après, a lieu le doublement des dixièmes ; ils se transforment en vingtièmes. En 1755, le 2^* consul Jean Callàndre se rend à Embrun « pour prendre un modèle du vingtième » (p. 228). En 1759, les vingtièmes sont de 1.380 1. (p. 232) ; en 1778, de 1 183 fp. 254), etc.

5** En 1701, ou mieux en 1758 (p. 200'), un nouvel impôt. plus ou moins volontaire, reçoit le nom trompeur de « don gratuit » (p. 75 et 233'). Pour commencer, il est seulement de 375 1. (p. 23ry). En 1778, il est de 412 1. 10 s. (p. 254). Le « don gratuit », se transforme bienlôl (1771) ; il s'appelle « dons gratuils » en 1774 (p. 250), en 17S1 (p. 258), elc.

Le « don gratuit » est le prélude du « don palriolique » de 1790, qui, à Guillestre, produit 1.400 1. 19 s. (p. 270").

En résumé, les charges de Guillestre, en 1789, à la veille de la Révolution, tailles et autres imposilions ro3'ales, alfaires négociales, etc., formaient un lolal de 9.795 1. 5 s. (p. 268«;.

') 11 uo faut pas coiiroinlro les dixi Roi par le clergé (cf. p. xi.i).

*) D'après La situation financière ( Hautes-Alpes^ les receUei ordinaires D'ailleurs, b montant de la dutle do la 190i, estdcr.6.777 fr.

GILVPITHH XIII.

Viabilité communale. — I. lioiile <lcs Alpes ou ehemiii royal <le Gap à llrlançoii. — II. Roule du Plan-de-Faz j . — IIL Chemin du Quejras.

— IV. Chemin de V^ars.

I/oblifraliou d'enlreleuir, do i(''[)aror les clicmiiis cl les pouls exLslanl sur le terriloire de Guillestre, fut toujours uue (1(3S fraudes préoccupations dos consuls ol Tune des sources piincipales des dépenses de la communauté.

Nous connaissons déjà la plupart de ces chemins, très fréquentés dès les âges les plus reculés, à Tépocpie ^alloromaine et au moyen-àf,^e (voir p. 10 et 12). Donnons ici quelques noies sur leur entrelien et leur importance, surlout au point de vue stralé;;i(pie, sous Tancien ré«^Mme et à l'époque moderne ; elles sont en parlie Urées des archives de Guillestre. (>es notes pourront aider à faire l'histoire de la viabilité dans les Alpes, rpieslion d'un réel intérêt et qui n'a jamais été abordée, du moins à ma connaissance.

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