‹ Guillestre et ses environs: aperçu historiqueChapitre 51 sur 68 · CHAPITRE Ji · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ji

Grandes épidémies à Guill de 1629 et 1630«— Malad

Guillestre et ses environs n*oi grandes épidémies qui, à divers( d'autres régions des Alpes.

Nous n'avons pas de renseign( peste noire qui, en 1348, exerça s< et « fit mourir les trois quarts du avait été précédée d'une famine habitants à brouter Therbe », les truites par la gelée *).

L'année 1456 fut marquée par u] lence » qui causa la désolation de cette année, par lettre datée de R mit André Émé, licencié es lois, < delphinal, pour faire une enqué personnes décédées à Réotier, des

«) Cf. Albert, HisL du dioc, d'Embrun,

qui avaient abandonné le pays. Les résultais de rmation se conservent aux Archives deTIsère*). \, la pesle fît également des ravages à Guillestre a la mort du curé Antoine Gobaud (p. 358).

les années 1478-1482, la peste fit son apparition ') et c'est précisément afin d'éviter la contagion, 7norbus, comme Taf^pelle le père Fornier, que 5ue Jean Baile, le 27 oct. 1482, se retira dans au de Guillestre 3).

lai 1502, la peste étant à Embrun, les sentences 3 sont rendues à Guillestre, ante fores caslri, nundinorum, etc. (G. 3001).

[^ siècle, la peste fit souvent des ravages dans On la signale maintes fois à Gap, en 1563, 1565, >8*). A Guillestre, en 1589, les foires de la t de la S. Luc, furent à peu près nulles, à cause ^e des gens de guerre et des a contagions et (p. 318), lesquelles, dit Fornier (II, 722-3). s'éndues « comme un incendie ».

^ 1622, la peste causa à Grenoble une grande , et on en redoutait les atteintes à Guillestre Des précautions furent prises à cette occasion.

La peste De 1629 Et 1630.

e eler^a sdMout ses ravages à Guillestre, en 30. Dès le 15 juin 1629, « attendu les dangers iyes », les consuls font « nétoyer et monder les t rues » (p. 434'). Le 18 juil. suivant, on orgaconseil de santé » composé de 8 personnes^ voir de vérifier les bilhetles de toutes les « perly voudront entrer au présent lieu, tant des

Arch. départ, de VIsère, B. 3780.

Arch. des Hautes- Alpesy Or, 195.

Hist. génér. des Alpes, t. II, 687 et 700.

es pour V advenir y dans Bull, Soc, d'ctud, des Bies- Alpes, \ suiv., n«4, 5, 62, etc.

estrangers que de ceiilx de ce lieu quy auront couché une

nuyt dehors leur maison » (ib.). Deux hommes feront

continuellement la garde à chaque porte de la ville, etc.

Malgré ces précautions, la peste éclata à Guillestre au

moins dès le mois de juin 1630, et y fit, en peu de temps de

nombreuses victimes, parmi lesquelles on peut citer les

consuls Esprit Glary, Pierre Gallandrf» Ta^nnûc paViût^i ni

Ant. Martin, fils de feu François (p.

ainsi que le curé Jacques Martin (p.

Gulphe (p. 368). La municipalité fit aj

du médecin Garganic (p. 127'), des chi

thicaires, d'un père Gordelier, dont

connu, et qui donna ses secours au:

34 jours au moins (p. 127' et 129').

oc garde de santé », prêta son concoi

13 jours, moyennant 5 écus par mois

Argence, de Risoul, fut au service de

sept semaines (p. 127'-8). Jean Bourji

Châtellar, sous le nom de galopin^ e

celui de couvbeau, furent chargés du

morts (p. 127-8. 321). Les pestiférés

des cabannes ou huteSy soit dans le pr

Dalmas, « au mas de Chaignie » (p. 1

(p. 133'), et c'est là qu'on leur envoy

vivres.

Pendant que la peste exerçait ses des moissons survenait et il n'y avait ] personnes valides pour couper les blés appel au concours des habitants de la de Geillac, de Risoul, de Vars, afin d( sonner leurs blés (p. 129 et 321). L'ar( invita même Tes habitants du Monêtier nir en aide à ceux de Guilleslre, 21 ju

Lorsque la contagion eut un peu dii cupa de purifier les maisons contami mois d'août 1630, le consul Esprit Daln et Jean Martin furent délégués pour al quattre mulelz... quérir de parfums

purification de Guillieslre » (p. 128). La liste des drogues employées pour les fumigations et lavages nécessaires à la désinfecUon des maisons et des linges est très curieuse connaître. On la trouvera dans l'inventaire (ib.), A ces rogues il convient d'ajouter quantité de genièvre et de ^arne (branches de pin), que Ton fît brûler (p. 130'). Gas- ►ar Dambruc, apothicaire de Sisteron, et Jean Salvaguy, larfumeur de la même ville, dès la fin du mois d'août 630, s'occupèrent de la purification générale de Guillesre. A cet effet, on obligea tous les habitants à sortir du lourg (p. 128). L'opération de désinfection dura 44 jours p. 131'). Elle était terminée en déc. 1630 (ib.). Le bureau le santé avait tenu, parait-il, un registre de ses délibéraions (p. 411'). Ce document, qui aurait pu fournir des 'enseignements fort intéressants, n'est pas arrivé jus- [u'à nous. Pour satisfaire aux dépenses occasionnées par a peste, Guillestre dut emprunter diverses sommes, entre mtres 2.000 l. de s*^ Augustin Droume. Celte dernière ;omme ne lui était pas rendue encore en 1650 (p, 19 et 158),

Maladies contagieuses.

Depuis la peste de 1630, Guillestre fut encore, diverses fois, menacé de maladies contagieuses, surtout à l'occasion du passage des soldats malades revenant d'Italie, par exemple, en sept. 16 iO (p. 134') ; en 1692, et en 1721, l)rs de la grande peste de Marseille. Dans cette dernière circonstance, les communautés du Queyras firent construire, sur le territoire de Guillestre, dans la Combe du Guil, au lieu de La Chanalelte^ une barraque,afin de s'opposer à l'arrivée des malades qui fuyaient de la Provence (p. 199). A Guillestre, on prit également des mesures de précaution (p. 201). Mais, on n'eut pas, ce semble, de décès à déplorer.

De temps à autre, Guillestre a eu à redouter encore d'autres maladies contagieuses: en 1743 et 1744, lors du passage de l'armée de Don Philippe; en 1762 (p. 238) et en

1768 (p. 245) ; ea 1811-14, lors de rinternement à Mont- Dauphin d'un grand nombre de prisonniers anglais, et surtout en 1854, époque ou le coléra asiatique, importé

nflr Ha« fnoritifs Hft Toulon fit Ha lVfar$;AillA. fif frassAz nnnn-

2 janv. 1746 (p. 222), en 1793 (p. 275'). etc. Cette chambre était ordinairement louée de 7 à 40 1. (p. 147\ 330\ 275'). En 1684, l'école était installée au-dessus de la grande chapelle du St-Sacrement (p. 333'). En 1798, elle se tient dans « la salle de la maison commune » (p. 281'). En 1806, elle était au-dessus de la Sacristie (p. 290). Elle n'a pas ) tenue dans ce dernier local, jusqu'à la consente du groupe scolaire, près de la route du i-dessus du quartier de Sle-Gatherine.

IL — Personnel enseignant.

?e, il y avait à Guillestre deux régents ou io\e, dont l'un était « recteur des escolles ». lient à la fois le lalin et le français ; au XVIII' eignement du latin était rétribué à part et mv les élèves.

1656, Noël Rous, de Névache, s'engage à insles enfants de Guillestre « à lire, escripre ou ;ur et à leur enseigner leur créance, de quelle u relligion que soyent, sans exception aul- [36).

. 1664, Claude Martin, promet d' « enseignier science tous les enfants et filhes dud. Guilhesirra y aller, soit de l'une et l'autre religion »

1720, Jean-François Roulx, de Vallouise, s'enseigner aux enfants à lire, écrire, et aprenet l'arithmétique à ceux qui le souhaiteront », 150 1. par an (p. 199).

1739, Louis Bœuf, de Vallouise, s'oblige à

« et enseigner le latin et français, et à escrire pendant toute Tannée, à commencer le 4 nov.

moyennant 188 1. et à charge de rétribuer laîlre pendant 6 mois d'hiver, et sans pouvoir ;un pensionnaire (p. 216).

itre d'exemple, les conventions passées, en 8, entre les consuls de Guillestre et deux îole.

Conventions entre les consuls de GuUlestre et Antoine Disdier, régent d'école, du mùmc lieu.

Guillestre, 1" octobre 1776.

Entre nous soussignés consuls de la communauté de Guillestre, agissant en suite du pouvoir verbal à nous donné par la dite communauté, d'une part, et Antoine Disdier, du même lieu, d'autre, avons fait les conventions suivantes, sçavoir : que moy dit Disdier m'oblige de tenir la régence de Técole et d'enseigner à la jeunesse de ce lieu à lire, écrire et rarilhmélique, ainsi qu'il s'est toujours pratiqué, d'enseigner le latin à ceux qui le voudront, et contenir lad^<^ jeunesse dans le bon ordre, et ce, pendant une année, qui commence ce jourd'hui, et fiuit à pareil jour de l'année prochaine ; de fournir une chambre pour l'école à mes frais, moyennant la somme de 186 livres et 6 livres pour chaque étudiant du latin pour tout le courant de l'année, qu'il me sera payé en total, quand même yls n'étudieroient le lalin sous moy que deux mois, par les pères ou mères des dits étudiants. Et pour les dittes 186 1., nous dils consuls et communauté promettons payer au dit sieur Disdier en quatre payemejits égaux, de trois mois à trois mois.

Ainsi convenu à Guilleslre le l*"* octobre 1770.

A. Disdier.

Pour acquit de la somme de cent soixante neuf livres du s' Berlhelot, collecteur. A. Disdier.

J'ay reçu du s"" Herthelot, collecteur, et compagnie, la

Conventions entre les consuls de Guillestre et Donat d'Hérin, de Fenestrelles en Val Cluson.

Ouillostre, !•' octobre 1778.

Entre nous soussignés Antoine Berthelot et Sébastien Chastan, consuls modernes de la communauté de Guillestre, en suite du pouvoir et délibération verbale de la dite communauté, d'une part, et Donat D'Hérin, natif de Fenestrelles en Val Gluzon, vallées cédées, présentement résidant à Suze en Piémont, d'autre, a été convenu que moid. D'Hérin m'oblige de tenir la régeance de l'école en français, enseigner la jeunesse du dit Guillestre, du mieus qu'il me sera possible, pendant un année, qui commence aujourd'liuy et finit en pareil jour de l'année prochaine inclusivement, me soumettant de tenir l'école pendant rhyver, depuis le matin jusques à dix heures, de rentrer à midy pour n'en sortir qu'au soir ; et, en été, depuis le matin jusqu'à dix heures, rentrer à midy jusqu'à deux heures du soir, rentrer à trois jusqu'au soir, de ne donner vacance que le jeudy, et de n'en donner aucune les semaines pendant lesquelles il y aura une fête ; et c'est pendant toute Tannée ; de ne donner aucune leçon hors d'école, à l'ecseplion des jours et heures de vacances, de ne recevoir aucun enfant au-dessous de l'âge de cinq ans. Les conditions cy-devant ramplies, nous dits consuls, en vertu du pouvoir susdit, et au nom de la ditte communauté, promettons payer aud. s'^ D'Hérin la somme de cent cinquante livres pour lad^ régeance et vingt quatre livres pour son logement, qu'il prendra où bon lui semblera ; de luy fournir la chambre pour tenir l'école au la communauté; d'obliger les enfants écoUiers rter une bûche de bois le chacun journellement l'hy ver, et une bûche de bois tous les samedy, t pendant l'été. La dite somme de 150 1., payaatre quartiers, c'est-à-dire chaque trois mois, ?sorier collecteur de cette communauté, et les

24 1. pour le logement, à I moi dit D'Hérin de veiller s tant qu'il me serra possible de fêle, afin que leur cond venu an double, au dit Gui

Ant. Berthelot, consul Donat D'HÉRiN.

Ârch. corn, de Guillentrc GC, 1

Notons encore comme accords suivants :

Le 22 oct. 1793, Jacq. Gr « régenter l'école » pendai aux enfants... le catliéchis de leur enseigner à écrire, qu'ils se comportent décem dans l'église; qu'il fa ira te prière du soir à Téglise, ( relativement à la conduite fiés, à tout ce qui lui sera p moyennant 400 1., « une ch son logement, et de faire f( (p. 275').

Le 1" prairial an 7 [20 i Guillestre, promet aux ac « après avoir subi Texame la jeunesse », dans « la s durant un an, et de donner sexe, depuis l'âge de 5 ans vacance ordonnez par les par mois ceux qui commai ceux qui ont passé l'alplial ment ; 75 cent, ceux qui éci tique, aussi par mois, dont la recette. Outre ce, il lui s somme de 50 fr. à la fin du

Voici la liste des institui

itré les noms. Ainsi qu'il sera facile de le étaient, le plus souvent, originaires de Valiançonnais, du Queyras, des Vallées cédées tre même*).

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