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Il Ta rendu.
GERMAIN f ouvrant la boite avec un çri de joie.
Le portrait n'y est pas.
DORMEUIL y ravi , et à part.
Il n'y est pas! je respire !
Je pouvais en effet , et sans ntanquer à la reconnaissance , rendre le portrait de rhomitie injuste, cruel même , j'ose le dire , qui m'a traité avec une rigueur que je ne mérite pas, m^is l'image respectable de celui qui depuis ma naissance m^a soigné 9 nourri, aimé; de celui qui â formé mon âme, qui m'a fait connaître dnsentim^nt délicieux, qui nVst pas la nature , îl est' traîj itiàis qui est aussi doux qu'elle , et plus flatteur peut-être , puisqu'il naît du choix libre dq potr^ cœur... Eh bien ! le portrait de cet ami généreux , c'est celuî-lâ que je garde , celui que je porterai toujours , et qu'on ne m'arrachera qu'avec la vie,
agG LÉONCE^
DORMEUIL , étoufTant , ne pouvant parler , et secoyant Phabit de
Germain*
Germain , Germain ! laisse-lui , laisse-lui...
GERMAIN j ravi et feignant de ne pas. entendre.
U le veut pourtant , et je dois...
DORMEUIL , n*y pouvant plus tenir , lui donne un coup qui le
jette sur une chaise à dix pas.
£h ! non , tu ne le dois pas!^.. Qu'il garde le portrait ! je ne veux pas quHl le rende... Oui, tu es mon fils... Mon cher fils !... Tu Tes, tu le seras
toujours. ( Il le prend par la tête et le baise mille fois. )
Mon père !
DORMEUIL
Oui, oui!
FINALE
Viens, mon enfant, que je t'embrasse; Pardonne à ma vivacité.
LÉONCE
C'est moi qui vous demande grâce, Ah ! Jïfi soyez plus irrité.
DORMEUIL
C'est moi qui te demande grâce.
Oui , j'avais tort d'être irrité.
GERMAIN
O ciel! ô ciel! je te rends grâce!
Je n'aurais jamais' cru, je dois en con venir f Qu'un coup de, poi^g pût faire un aussi grand plaisir.