‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 165 sur 203 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LES PRKCÉDENS, TTN SOLDAT, qui conduit un officier autrichien , enveloppé d*un manteau qui ne lui laisse pas voir le ▼isage.

LE SOLDAT, basa Warner.

Si c*cst fe Fë<1érîc , ne faît^îs rîén paraître , Cet officier bientôt saura le reconnaître.

Dans les combats... il l'a vu mille fois; Un geste , un seul reganl va démasquer le traître , De l'empereur ce sont les lois.

( Alors Tôfficier , après avoir serré Ta o^ain du capitaine , s'approcbe

4e Fédéric , se place en face de lui.)

CHŒUR , bas, pendant la pantomime du courrier. Il Tobserye, il ^examine ; Je crois lire sur sa mine . . .

LE COURRIER , revenant à Tofficier , laisse tomber son manteau, et

dit vivement:

C'est lui, C'est lui.

WARNER

C'est lui?

(Au courrier.) Et Tordre?

l'officier AUTRICBtlEir.

Le voici.

Lisez.

WARNER

( ï! va pour lire, regarde Fédéric et dit.) L'arrêt doit être rigoureux , Et itop tôt il saura l'apprendre !

Lisons tout bas pour qu^il ne puisse entendre, Et ménageons un malheureux,

LE CHŒUR

Lisons tout bas ^ etc.

4oo LÉHÉMANy

( Alors Us se rassemblent en peloton et s'avancent sur le bord àe la scène ; Amélina est près de la fenêtre, L^hénun au milieu i Fcdëric assis y la main sur ses yeux , Jorner et Sorbac en faction à la porte.)

• TOUS LES CINQ, à part.

Quel est cet ordre , et que vool-ils apprendre? Si je pouvais lire en leurs yeux!*..

( Warner parle bas aux soldats ; Araelina , près de ia fenêtre , fait unr mouvement de joie et a Tair d écouter.)

AMÉLINX.

En mon cœur quel espoir a lu^ !

Ces sons lointains s'ils allaient jusqu'à loî. ( Sur-te-champ elle chante à mi-voix Tair de la romance, et en

même temps de la marche dont son père a.parl^ au premier acte.)

« Un voyageur s'est égvé. » i

( Le'héman reconnaît Taih c^ témoigne sa joie.) LE CHŒUR.

Paix donc!

LEHÉMAN, se tournant à son. tour vers Fédéric, à mi-voix et sui^

vaut Tair. .

M Une lueur s'offre à sa vue. » . .

LE CH{EUR

Paix donc !..

FEDERIC , reconnaissant Pair se livre à la joie. Je reconnais. ( A part ) Eri'c^s lieux on s'avance. Ils viennent pour nous secourir.

LÉH'ÉMÂI^, AMÉLIXA^ bas.

Il nous entend..., "tîe \î prudence. ,

* ( Fin de Tair^de la marche.)

Nos cœurs peuvent encor s'ouvrir Aux doux charmes de l'espéraijce.r j

LES SOLDATS , après s*ôtre passé le papier. " A nos chefs il faut obéir ; Vengeance ! vengeance ! vengeancef

AMÉLINA, FÉDÉRIC, LÉh'É'mAN.

Nos cœurs peuvent encor s'ouvrir Aux doux charmes de Tespéfance. ' '

OPÉRArCOMIQUE. 4oi

Vengeance! vengeance! vengeance!

WARIVER , montran,t Fédérîc

Qu'on les mène à la tour. ^

( On f^onduît Fëdéric dans la tour, un des gardes revient à IMnstant ; c'e^t Jorner, Sorbac a suivi Fe'dëric; Lëhéman et AméKna^ s*ap* procbent en tremblant.)

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