AMBROISE , ALEXIS
AMBROISE
Tout ça est bel et bon , mais ce n'est pas une raison pour le renvoyer ; sarpédié , je suis d^une humeur.
ALEXIS , accourant avec une corbeille de fleurs.
Me voilà!... je guettais la sortie de Monsieur.
AMBROISE
Eh bien! quoi? Tas-tu entendu ? voyons, dis...
ALEXIS
Non , il causait avec vous , je n^ai eu garde d*écouter...
AMBROISE
T'as ben fait, t'as très ben fait, parce que... et que me veux-tu... que tu accourais?
ALEXIS
Si ridée que j'ai eue pouvait réussir, ce serait à vous , mon cher Ambroise , mon seul ami , car vous Têtes.
AMBROISE
Sûrement, mais tu n'as pas besoin de me dire ces choses-là... à présent... ça m'attendrit... et je ne veux pas m'attendrii* aujourd'hui , moi.
ALEXIS
Non , c'est de la Joie.
AAIBROISE.
Eh ben ? je ne veux pas avoir de joie , non pus? c'est clair , ça.
ALEXIS
Vous voulez bien au moins m^aider à arranger ces guirlandes, pour les placer sur ce tableau.
AMBROISE
Sans doute... où sont -elles, ces guirlandes?... ( Se parlant. ) parce que, quand on me contrarie...
ALEXIS
Personne n'en a l'intention...
AMBROISE
Cela ne te regarde pas... où faut-il les attacher? ( Se parlant ) et quand on est injuste surtout... (iiue
les guirlandes ensemble, sans penser à ce qu'il fait.)
ALEXIS
Qu'avez-vous donc ?...
AMBROISE
Rien, rien, te dis- je!... je me parle à moi...
( Arrangeant toujours les fleurs, et puis tout de suite laissant tomber tout ce qu'il tient, et lui prenant la tête dans les deux mains.)
pauvre enfant!... vas, tu seras mon fils, on n'empêchera pas ça ; je t'adopterai , et je ne te chasserai jamais , moi... (II l'embrasse, et accroche lesfleurs.)
Continuons.
ALEXIS
Que veut dire ?...
TOM. II. a
ANWItOISE.
Paix , paix , je ne t'ai riçu dit>.. so^yie^â-toi bien que je ne t'ai riièf^ dît;.
Je le sais, mais quelque chose vous agite f...
AMBROISE
Parce que je t'embrasse... ce n^est p^^ If^ première fois , peut-être ?
ALEXIS
Ni la dernière.
AMBROISE
La dernière!... non, pargué!... j'irais plutôt à dix lieues...
ALEXIS
Comment , à dix lieues.
AMBROISE
Pas de questions > approchons c'te banquette. ( Ils la placent. ) Le cana.pé...
ALEXIS
Il doit rester là... et puis au moment.,, tous les gens de la maison , les habitans du lieu avec leurs bouquets... vous à la tête... et alors vous verrez que vous ne serez pas fâché qi^e je sois resté si long-temps dans la serre...
AS^BROISf^..
Facile ! je youjdrais que tu y^re^ta^s uri aii « daiis la serre... V'I^ qu'oui yient..4.sQyoas gai, bien gai ; mais songe que ton ami Ambroi^^v noi) > ne songe pas à tout cela^.. aime-moi , compte sur moi , et ne t'afflige de rien. • -ii -
Je ne puis copcevoir... qu'a-t-il donc ?...