SCÈNE M
ADOLPHE
Unie jolie femme ! allona y voîlà de ii^x a4<>iicir 'ma captivité... Je me sens disposé singulièrement à faire une passion , à filei: m tomaa \ our , je vais devenir tout-à-fait. sentimental*...,
OPÉBA-COMIQUIU i39
RONDEAU
Je vais la voit c!ett6 ftriiMe charmante , Qui ptut éalii&er tom mes chagrins; Dont Famitié douce, tendre, indulgente, Ya rendre encof' metf jours sereinst Il est bien heureux, cependant, Oui , très heureux , sur ma parole i Lor^qu^une femtiie nous dësole , Qu un Dieu juste et cormpatissant, Mous en envoie au même instâtnt'^ Une bonne qui nous console !
Oh! c'est touchant!
Intéressant f
Quel doux moment!...
je vais la voir ëette femme charmante, etci
Je ferais son portrait, je crois,
Taille leste et très âégaûte...
L'air nobfe, et fier, tout à b fdi^;
Un esprit qui séduit ^'enchante.:;
C'est cela ^
Je le sens là ^
Oui, là...
(.MovÂrahi ioû cœur.)
Je vâb lavoir ^t|e femme charmante, e^^. '
J^enténds le bruit de sarebe... cela me fait dëjà un pladsir... (liwT»fêrdè»lv.cailëii.) Elle a te dos touni^;.. pas très granite*.- non... mais elle est bien faite... et ce bras qu'eikl »f«BAxe pNHir dwfifpf un ordre... Ce bras est tirés blanc... très rond... vraimenu fS.mfiMh é*fi^da4 des» roîiït»«tff^( jque
)'«« nuiia ,qii?*Ue vienoe doac, qv'em.Tfe»^^
donc... La voici... . . ,- >! -nviw
i4o ADOLPHE Et CLARA,
scÈiSEvra.
CLASiJL.
Nous alions voir si ce prisoimiéi^ . . « Ah ! ciel!...
ADOLPHE
Est-il possible !
C'est lui!
C'est elle !
CLARA
ADOLPHE
CLARA
Comment, Monsieur, c'est vous...
ADOLPHE
Eh ! mon dieu j oui , Madame.
CLARA
Vous êtes venu ici , sans douté , pour jouir de ma douleur ; pour insulter à ma peine.
ADOLPHE
J'y viens , parce que j'y suis arrêté , et que... Arrêté!.,. Ah! contez-moi donc ça«
ADOLViim.
Far orte lettre de cachets * o.
'•* • • •<• CLARA." -^ • ' '^ '>'*
^Ort m'a fi/âitéé comme vous. C'est ^qa^ôtt a pémé que tout devbit'étre Commun dans un bon ménage, même les lettres de cachet ' ' -
OPÉRA-COMIQUE. i4»
ADOLPHE, avec humeur.
Mais je voudrais bien savoir à qui j'ai l'obligation !...
CLARA y sérieusement d'abord.
Ah ! je vais vous le dire. C'est à moi , Monsieur. ( Elle rit , et lui fait la révérence. )
AbOIiPâEé
A vous! je vous i*emercie...
CLARA
Vous êtes bien honnête : pour moi , je n ai pas besoin de vous demander quelle est l'aimable personne qui a bien voulu...
ADOLPHE
Vous me faites rougir... Eh! mon dieu, oui, t'est moi qui ai bien voulu vous procurer une petite surprise...
Vous riez!... mais savez-vous que c'est un procédé indigne...
ADOLPHE
Vous jparlez du vôtre , sans doute ?
CLARA
Et que je suis d'une fureur... Je ne plaisante pas, Monsieur, je suis outrée ; et pour vous en donner une preuve , je vous avouerai que le seul adoucissement que je trouvais dans mon mialheur, c'était de ne plus. . .
ADOLPHE ,..,,,{ , r , : .;/
De ne plus être avec moi ?
i4a ADOLPHE ET CLARA,
CLARA*
Pardonnez si j^en conviens, mais nous ne domnes pas ici pour nous flatter.
ADOLPHE
Me vous gênez pâS; Ce que vous ayez pensfe, moi, je Tai dit , tout en arrivant y au commandant . . . Ah! du moins, me suis -je ëcrié, je viVrai plus tranquille ^ je ne la verrai plus.
CLARA
Eh bien ! en deux mots , tous lui avez fait là inon éloge.
ADOLPÉE:
Quand on fest éloigné des personnes qu'on aTme^ c^est une doufceur que de s-'entretcinir déciles . . .
CLARA
Je Tai éprouvé.;, car je Iv» ai dit un;«« lui bien de vous...
ÀJbOLPHE.
J^étais entre bonnes mains.*. Si vous âortez d^ici, comptez-vous voir ce petit colonel ?
CLARA
Retoumerez-vous chez cette fenmie de la cour ?
ADOLPHE
Tout aussitôt que je serai libre;
CLARA
Je le recevrai tous les jours.
ADOLPHE
Mais votre colonel est un inibéciliè.
CLARA
Mais votre femme de la cour est une impei'ti-^ hente.
OPÉRA-COMIQUE. ii3
ADOLPHE
Jaime beaucoup les imperlinentea.
Moi , )'adore les imbëcilles.
AbOLPtaE, h part.
On nt peut pas vivre avec cette femme-là!
GLABA.
Il est tout aussi désagréable qu^à Berlin.
ADOLPHE
Et cette femme de chambre que je ne puis souffrir..;
CLARA
Un sujet charmant !... je la garde ! et votre équi* page de chasse..^ vos vingt chevaux.;.
ADOLPHE
J^en achèterai quarante.
CLARA, àpai-t.
Qu'il est maussade !
Adolphe , à part.
Quelle est contrariante ! laissons-la;
CLARA
Sortons !
■ SCÈKE IX.
LES PRÉCEDE19S, GASPABBi GASPARD , lur hhtt^t le chemin.
On ne sort paï.
Quelle hcMrrible figure! Comment t on? ne pcui pas monter chez soi ?
i44 ADOLPHE ET CLARA,
GASPARD
Ce n'est pas l'heure.
ADOtP&E.
Mais, monsieur lé geôlier, je puis bien...
GASPARD
Je ne répète pais. Vous resterez ici jusqu a ce que monsieur le commandant . . .
Clara , pleurant de de'pit.
Il est bien cruel de ne pouvoir...
ADOLPHE, à pari. '
C'est pour m' achever. . (Haut.) Allons, allons, je parie que vous n'êtes pas si méchant que vous le paraissez.
GASPARD, à pari.
Chi dirait qu'il me connaît...
ADOLPHE
Et VOUS me permettrez de retourner...
( n tire sa bourse. ) GASPARD. -
Incorruptible.
CLARA , d*un ton carresiant.
Je vous prierai— tant, que vous me laisserez...
GASPARD
Inexorable.
ADOLPHE
Il n'y a donc rien à faire avec vous?