‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 47 sur 203 · SCÈNE M · texte numérisé non relu

SCÈNE M

ADOLPHE

Unie jolie femme ! allona y voîlà de ii^x a4<>iicir 'ma captivité... Je me sens disposé singulièrement à faire une passion , à filei: m tomaa \ our , je vais devenir tout-à-fait. sentimental*...,

OPÉBA-COMIQUIU i39

RONDEAU

Je vais la voit c!ett6 ftriiMe charmante , Qui ptut éalii&er tom mes chagrins; Dont Famitié douce, tendre, indulgente, Ya rendre encof' metf jours sereinst Il est bien heureux, cependant, Oui , très heureux , sur ma parole i Lor^qu^une femtiie nous dësole , Qu un Dieu juste et cormpatissant, Mous en envoie au même instâtnt'^ Une bonne qui nous console !

Oh! c'est touchant!

Intéressant f

Quel doux moment!...

je vais la voir ëette femme charmante, etci

Je ferais son portrait, je crois,

Taille leste et très âégaûte...

L'air nobfe, et fier, tout à b fdi^;

Un esprit qui séduit ^'enchante.:;

C'est cela ^

Je le sens là ^

Oui, là...

(.MovÂrahi ioû cœur.)

Je vâb lavoir ^t|e femme charmante, e^^. '

J^enténds le bruit de sarebe... cela me fait dëjà un pladsir... (liwT»fêrdè»lv.cailëii.) Elle a te dos touni^;.. pas très granite*.- non... mais elle est bien faite... et ce bras qu'eikl »f«BAxe pNHir dwfifpf un ordre... Ce bras est tirés blanc... très rond... vraimenu fS.mfiMh é*fi^da4 des» roîiït»«tff^( jque

)'«« nuiia ,qii?*Ue vienoe doac, qv'em.Tfe»^^

donc... La voici... . . ,- >! -nviw

i4o ADOLPHE Et CLARA,

scÈiSEvra.

CLASiJL.

Nous alions voir si ce prisoimiéi^ . . « Ah ! ciel!...

ADOLPHE

Est-il possible !

C'est lui!

C'est elle !

CLARA

ADOLPHE

CLARA

Comment, Monsieur, c'est vous...

ADOLPHE

Eh ! mon dieu j oui , Madame.

CLARA

Vous êtes venu ici , sans douté , pour jouir de ma douleur ; pour insulter à ma peine.

ADOLPHE

J'y viens , parce que j'y suis arrêté , et que... Arrêté!.,. Ah! contez-moi donc ça«

ADOLViim.

Far orte lettre de cachets * o.

'•* • • •<• CLARA." -^ • ' '^ '>'*

^Ort m'a fi/âitéé comme vous. C'est ^qa^ôtt a pémé que tout devbit'étre Commun dans un bon ménage, même les lettres de cachet ' ' -

OPÉRA-COMIQUE. i4»

ADOLPHE, avec humeur.

Mais je voudrais bien savoir à qui j'ai l'obligation !...

CLARA y sérieusement d'abord.

Ah ! je vais vous le dire. C'est à moi , Monsieur. ( Elle rit , et lui fait la révérence. )

AbOIiPâEé

A vous! je vous i*emercie...

CLARA

Vous êtes bien honnête : pour moi , je n ai pas besoin de vous demander quelle est l'aimable personne qui a bien voulu...

ADOLPHE

Vous me faites rougir... Eh! mon dieu, oui, t'est moi qui ai bien voulu vous procurer une petite surprise...

Vous riez!... mais savez-vous que c'est un procédé indigne...

ADOLPHE

Vous jparlez du vôtre , sans doute ?

CLARA

Et que je suis d'une fureur... Je ne plaisante pas, Monsieur, je suis outrée ; et pour vous en donner une preuve , je vous avouerai que le seul adoucissement que je trouvais dans mon mialheur, c'était de ne plus. . .

ADOLPHE ,..,,,{ , r , : .;/

De ne plus être avec moi ?

i4a ADOLPHE ET CLARA,

CLARA*

Pardonnez si j^en conviens, mais nous ne domnes pas ici pour nous flatter.

ADOLPHE

Me vous gênez pâS; Ce que vous ayez pensfe, moi, je Tai dit , tout en arrivant y au commandant . . . Ah! du moins, me suis -je ëcrié, je viVrai plus tranquille ^ je ne la verrai plus.

CLARA

Eh bien ! en deux mots , tous lui avez fait là inon éloge.

ADOLPÉE:

Quand on fest éloigné des personnes qu'on aTme^ c^est une doufceur que de s-'entretcinir déciles . . .

CLARA

Je Tai éprouvé.;, car je Iv» ai dit un;«« lui bien de vous...

ÀJbOLPHE.

J^étais entre bonnes mains.*. Si vous âortez d^ici, comptez-vous voir ce petit colonel ?

CLARA

Retoumerez-vous chez cette fenmie de la cour ?

ADOLPHE

Tout aussitôt que je serai libre;

CLARA

Je le recevrai tous les jours.

ADOLPHE

Mais votre colonel est un inibéciliè.

CLARA

Mais votre femme de la cour est une impei'ti-^ hente.

OPÉRA-COMIQUE. ii3

ADOLPHE

Jaime beaucoup les imperlinentea.

Moi , )'adore les imbëcilles.

AbOLPtaE, h part.

On nt peut pas vivre avec cette femme-là!

GLABA.

Il est tout aussi désagréable qu^à Berlin.

ADOLPHE

Et cette femme de chambre que je ne puis souffrir..;

CLARA

Un sujet charmant !... je la garde ! et votre équi* page de chasse..^ vos vingt chevaux.;.

ADOLPHE

J^en achèterai quarante.

CLARA, àpai-t.

Qu'il est maussade !

Adolphe , à part.

Quelle est contrariante ! laissons-la;

CLARA

Sortons !

■ SCÈKE IX.

LES PRÉCEDE19S, GASPABBi GASPARD , lur hhtt^t le chemin.

On ne sort paï.

Quelle hcMrrible figure! Comment t on? ne pcui pas monter chez soi ?

i44 ADOLPHE ET CLARA,

GASPARD

Ce n'est pas l'heure.

ADOtP&E.

Mais, monsieur lé geôlier, je puis bien...

GASPARD

Je ne répète pais. Vous resterez ici jusqu a ce que monsieur le commandant . . .

Clara , pleurant de de'pit.

Il est bien cruel de ne pouvoir...

ADOLPHE, à pari. '

C'est pour m' achever. . (Haut.) Allons, allons, je parie que vous n'êtes pas si méchant que vous le paraissez.

GASPARD, à pari.

Chi dirait qu'il me connaît...

ADOLPHE

Et VOUS me permettrez de retourner...

( n tire sa bourse. ) GASPARD. -

Incorruptible.

CLARA , d*un ton carresiant.

Je vous prierai— tant, que vous me laisserez...

GASPARD

Inexorable.

ADOLPHE

Il n'y a donc rien à faire avec vous?

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