‹ Gulnare ou L'Esclave PersanneChapitre 66 sur 203 · SCAPIN , PANDOLPHE · texte numérisé non relu

SCAPIN , PANDOLPHE

( Les domestiques fuient devant Pandoiphe. ) UN DOMESTIQUE » en se sauvant.

Gare , gare ! c'est lui ; sauve-toi, sauvons-nous.

SCAPIN

Non , parbleu ! je veux voir l'ennemi de près.

PANDOLPHE

Où sont-ils? où sont-ils? je monte? je descends, je cours... Je n'en trouve pas un seul dans toute la

maison. ( Apercevant Scapin.) Et toî , que fais-tU là?

Où est ton maître ? Il semble qu'il se fasse un malin plaisir d'allumer ma bile , de me désobe'ir dans les choses les plus simples. Pourquoi n'est-il pas venu ? pourquoi ne vas-tu pas le chercher ?

SCAPIN-

J'y vais, et je lui dirai que le seigneur Pandoiphe , toujours aussi gracieux qu'à son ordinaire...

igo L'IRATO,

PANDOLPHE^ le prenant au collet '

Tu lui diras?

SCAPtN.

Je ne lui dirai pas , Monsieur ^ je ne lui dirai pas.

PANDOLPHE

Drôie ! ris()uer de me mettre de mauvaise humeur ! de... (Riant.) Jç ne t'en veux pas... non. Tu es un coquin , mais tu as de l'esprit au moins , et tu m'amilses.

SCAPIN

Seigneur , je . • .

PANlk)LPH£^

Tais-toi... Mais, enfin, où sont mes gens? Qui les empêche de venir ? Us me font sans cesse attendre.

SCAPIN

Vous ne les avez peut-être pas appelés ?

PANIiOLPHE.

Je veux qu'ils devinent.

C'est différent ; je cours les en prévenir.

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