SCÈNE VHv
LÉONCE
Que je dois bénir la Providencç ! Pouvais -je m'attendre à un. sort aus^i j^ortimé ? Qui sui^je? Mon père existe-^1 ? je l'ignore ;< «jamais mon bienfaiteur n'a voulu nie répondre sur cet article ; et
j'ai cessé mes quèstioh^, voyant qu'elles ne faisaient que l'affliger... C* est bien lui , c'est M. Dormeuil dont je suis yrainaent le fds ; c'est lui qui m'a élevé , qui alormé oion cœur!... Il m'unit en ce jour à sa pupille que j'adore!... Ah! n'allons pas troubler le bôhheur dont je suis prêt à jouir.
RONDE Au.
Femme %\éa jplîê ,
Oui va m'être unie
^ Par leà plu^ àoùx îiœûas ; Ami gënéreax , Qui pass€ sa vie A combler mes vœux ; Heureuse existence ! . . '
Entre les amours , La reconnaissance , Je passe mes jours. : ' --l
a56 LÉONCE, .
Quel doux avenir!
Mon bonheur commence ; '
Il fait tressaillir Ce cœur qui s'élance Et bât de plaisir :
Il faut le saisir , Car trop de prudence Le force à nous fuir :
Et déjà d'avance , La douci; espérance Nous en fait jouir.
Femme bien jolie, etc.
De ce riant asile , ' *
Les- chagrins^ s'ettfuînont , * Et comme une eaa^ tranquille • . Mes jours i'épouleffont.:. , ..; i.. i
Le doux nœud qui m'ei^dge , . " ';
Vient embellir mop sort; Content de mon partage ,' Sans redouter Forage , ' Je me vois dans le port'; > ^ Et l'anfiour qm m' insfiire , i
Tout ba3 vient me redire t '
Femme bien jolie, etc.