ALIATAR, L’INFANT DON JUAN
ALI ATAR
Je sais toujours tenir ce que je viens promettre,
Au nom de l’amitié... Le roi d’Afrique alleml Votre alliance; il faut ne pas perdre un instant.
Et vous unir à lui contre un frère...
l’infant.
’ La chose
Est impossible!... Non. •
ALlATAn. , , . .
Ce que je vous propose Est conforme à l’histoire.
l’infant.
Il se peut.
ALI ATAR
En tous temps
On a vu les chrétiens et les mahomctans Contre un danger commun réunir leurs bannières.
A don Sancho enlevons ses conquêtes dernières.
Si le ciel andaloux me revoit triomphant ,
Je vous donne Castille et Léon , noble infant!
l’inkant,
Mais Castille et Leon sonLà moi!
. ALIATAR.
Pas encore.
l’infant.
Mon droit est bien plus sûr que le secours du More. Mon père m’a légué deux États d’un grand prix , Séville et Badajoz : mon frère m’a tout pris ;
J’attends ; je serai calme aujourd’hui, (pioi qu’il fasse; Le temps n’est pas venu de l’attaquer en face.