SCÈNE VI
Lbs Mêmes, LTNFANT DON JUAN, DONA SOL,
introduits pu ItafaCl.
DON PEDIIE j*aTcc, transport.
Avec elle!
DONA MARIA^ allant au-dorant de l’infant.
Je no m’attendais pas à l’honneur do vous voir,..
• l’infant.
Oui , dona Maria , nous venons recevoir"’
Votre hospitalité. ' • * *
DONA MARIA
Toül ce que votre fcère ‘ t
N’a pas pris est à vous, *
L INFANT) prônant sa fllle par la main.
. Elle n’a plus do mère
Ma fille... - , • ,
DONA MARIA
Pauvre enfant!
l’infant.,
11 me serait bien doux
De vous la confier,,.
DONA maria.
Mais vous êtes chez vous
Ici, mon noble infant! , - , *
l’infant. •
^ . Nous serons en famiüo •
N’est-ce pas?
iO
DONA MARIA
Oui.
JOSÉ, i part.
Tan^ pis.
l’infant.
^ Vous connaissez ma QU® , Vous guidâtes ses pas au sortir du couvent.
Ce n’est pas oublié ; nous en parlons souvent.
DON PÈDHE avec vne animation croisaânto. •
Hélas ! cette maison n’offre que la misère !
Pour recevoir l’infant et sa fille , ô rna -mère ,
Il faudrait l’Alhambra , ses cours et ses jardins ,
Ce beau rêve bâti par les rois grenadins !
Je me rappelle aussi , moi , cet heureux voyage ,
Que nous fîmes , nous trois , comm'fe un pèlerinage , Quand le soleil partout mêlait sur les chemins A l’or des orangers l’ivoire des jasmins ;
Comme j’étais heureux, ma mère, de conduire,
Sous ce ciel , où pour moi , moi seul , tout semblait luire, Deux femmes, deux trésors, que mon père et l’infant. Deux hommes, confiaient à la main d’un enfant!
DONA HAHIA, à part, «xalt^e.
Il l’aime 1
Bautf à dona Sol*
Dona Sol , soyez là bienvenue 1 Ce n’est pas de ce jour que je vous ai connue ,
Déjà je vous aiiAais!.. Qui no l’aimerait pas!
Une grâce se lie à chacun’ de ses pas !
Qu’elle e§t belle!., personne encor no l’a choisie Cette perle, trésor de^otre Andalousie:
Heureux sera l’époux , qui du cœur accepté ,