JOSÉ, DON PÈDRE
JOSEf k pari) k don Pkdre.
^ - • Moi, je vous accompagne.:.
Dieu n’a pas mis l’Afrique en face do l’Espagne Sans de bonnes raisons : les esclaves chrétiens Peuvent plus aisément y trouver des soutiens.
Mon sort sera le votre , et ce dur esclavage Vous le trouverez doux sur le voisin rivage.
Oui , mpn jeune seigneur , nous faisons tous des vœux J’ai fait le mien aussi; c’était mon droit; je veux Finir mes jours à Fez,’^une ville charmante!
Et dont le souvenir sans cesse me tourmente...
Aux mines du désert , aux galères du port ,
Moi je travaillerai pour vous, moi je suis fort;
Mes deux bras leur seront très-utiles , je gage.
C’est dit! je pars, et vais préparer mon bagage. -
Il tort.
DON PÈDHE.
Ce n’est pas l’esclavage!... oh ! je connais mon sorti
Ce n’esl pas le travail qui in’aUend... cVsl la mort!
Ail! chère doua Sol!... je me rapproche d’elle!
Son père l a conduite au cam]) de rinfidèle,
Et je puis la revoir à mes derniers moments!
Le voilà donc, l’hymen promis aux deux amants! * L’époux de dona Sol! mais je puis encore l’èlre! L’autel , c’est l’échafaud, et mon bourreau , le prêtre, El je vais loin du monde , où le bonheur est vain , Attendre dona Sol au rendez-vous divin!
Apercerant sa mbre, — . .
Ma mère ! " ' -,