GI SMAN LE BRAVE
DON PKDIIK.
Moi, trahir!
DON A SOL^ froidement.
Oui... Vous êtes Maître de cette ville, et les troupes sont prèles A marcher avec vous... Que Tarifa demain Soit à mon père, et lui vous accorde ma main.
DON PKDREy la regardant un moment en silenco.
Dona Sol! est-ce un piège affreux qu’on vient me tendre! Qui donc a prononcé ce que je viens d’entendre!
Est-ce vous?... Si c’est vous, je n’ai rien entendu.
DONA SOL, fl'aniixiint.
Moi, don Pèdre, pour vous j’ai déjà répondu.
DON PÈDRE
Quoi ?
DONA SOL
Que vous êtes prêt à mourir!
DON PÈDRE
. ' • Ah ! tu m’aimes!
-, Oui, ta voix est l’écho des saints martyrs eux-mèmes! Oui , ton cœur, c'est le mien ; je le reconnais là :
Il a toujours compris lorsque le mien parla.
DONA SOL, s'animant.
Oui, nos cœurs sont unis, le même coup les blesse.
On a cru <pie j’allais tenter votre faiblesse;
Vous conseiller la honte q^ec la trahison ;
Vous forcer à ternir votre jeune blason!
Par la peur de la mort , si votre àme abattue Succombe devant mol, c’est ma main qui vous tue;