SCÈNE VII
Les Mêmes, GüSMAN.
G ü S M A N , à don pèdrOi
Écoute. . .
GUSMAN LE BHAVE.
DON A MAUIA ^ prenant lo bras de son fils.
Il ne me quitte pas!
GUSMAN ) à dona Maria arcç calmo et douceur»
Écoute, Maria. . Jusqu’au bout je veux être Fidèle à ma parole , et j’envoie une lettre A l’émir; c’est José qui la lui remettra;
L’émir est sage et juste., et quand il connaîtra Tout ce que près de moi, sur la terre d’Afrique, Mon jeune fds a fait de grand et d’héroïque Pour le prince Al-Manzour, il n’osera jamais Accomplir sa menace; oui, je te le promets...
D 0 N A M A ni A .
Moi, jouer mon bonheur sur celte folle chance î J’ai trop de fois été diqie de l’espérance;
Puisque vous écrivez, dites à l’assassin De venir arracher votre enfant de mon sein*!
GUSM A N.
Femme, la loi de Dieu, la loi de la Castille,
Deux saintes lois, me font le chef de la faniil^.
Le chef suprême, et nul, pas même vous, ne doit De mon autorité méconnaître le droit.
Montrant son iil*.
Son honneur, c’est le mien, j’en suis dépositaire. J’en suis juge moi seul. Bien souvent j’ai fait taire Mon droit devahl le erj de vos justes douleurs;
Bien souvent ma tendro.sse a respecté vos pleurs^ Mais il est des moments si solennels, madame ,
Que nous avons besoin de recueillir notre âme,
Et d’imposer silence à tout, afin de voir Dans une obscure nuit le chemin du devoir 1... Laissez-nous un moment. -