PATOULET, ADÉLAÏDE
adLlaide. Monsieur, je viens savoir ei vous en prendrez un ce matin?
PATOULET. Un de quoi?
Adélaïde. Dame? monsieur, c'est votre jour... Vous savez bien, le lundi...
PATOULET. Ah ! j’y suis! (Se regardant à ta glace.) Ma foi non, j’ai le teint assez frais aujourd'hui... Bah! ma foi non.
Adélaïde. Alors, je puis vous apporter votre café au lait.
patoulet. Pas encore, Adélaïde, je te sonnerai, quand besoin sera.
Adélaïde. Alors, je m’en vais I patoulet. Un instant, sapristi!,,, tu viens d’attraper une pose charmante, reste comme cela, ne bouge pas.
Adélaïde. Mais, monsieur, mon lait est sur le feu !
patoulet, Ne bouge pas, te dis-je... Hans deux minutes, tu seras pincée.
adélajde. Mais, monsieur, je ne veux pas être pincée.
patoulet, la tête cachée sous une toile verte. Silence!... ça marche.
Adélaïde. Allons, bon î v’Ià qu'i' faut faire encore la statue... Ah ! dame, monsieur, je vous préviens qu’il faudra augmenter mes gages, si ça continue.
Air du Final du Bal du Sauvage.
M«dnro’ m« dit d'éU* vive,
A p»in* ni )’ peux mangrr,
Pui», crac! mbotiear Rrrive,
Et m' dit de ne pu bouger.
Faut-il me r’poaer ?
A U (la, ça m'enrage.
Et j' croia qu tous me faite* pour I
(On tonne.) On sonne, je vas ouvrir.
patoulet. Allons bon 1 la voilà envolée !..
Pour une cuisinière, elleu’a aucun sentiment de l’art, cette fille-là !.. Voyons le résultat. (Il examine la plaque dans tous Us sens.) Ça n'a pas pris... Ab ! si... Je découvre une
main, et un vague rudiment de figure
C'est un peu noir, maisbastc! fixons toujours. (Il plonge la plaque dans uns jatte pleine de liquide.)