SCÈNE II
Les Mêmes, ALCIBIADE, put* RIFOLET.
alcibiade. VoOà, mon oncle I patoulet. Qu'est-ce que tu faisais donc là-bas 9ons la balançoire moscovite ?
33 (éCf
Gl'SMAN NE CONNAIT PAS D’OBSTACLES!
alcibiade. Je ramassais des épingles.. .
il en tombe beaucoup.
m"* patoulet. Petit niais! (.4 pari.) Vous l'ave/, abruti >ous le papier timbré,
bipolet. Mariée!... déjà!..
M“* PATOULET. Oui. monsieur. Mon mari est ici-près, il me lire une dou/iine de macarons... Si nous avions eu le bonheur de
ALCiniADE. Oh ! mon oncle, laissez- moi vous rencontrer plus tôt, il est probable qu’il donner un coup de poing. (Il essaie su force i se serait abstenu de celle dépense. Car il a — .... \ fait un nezl... c'est le plus habile, mais en
même temps le plus ladre des huissiers de
sur une tête à coups de poing. Patoulet se litre aussi à ce jeu.)
KIFOLET, arrivant chargé de macarons.
Nanterre. • i é florissante, je le alue !... moi, Gu.sman Itifolci, jeune gentilhomme de lettre», inventeur de l'almanar b drûlaliqne, je jure d'immortaliser tes rosières et tes maca rons.
M"* patoulet. Beau jeune homme... et ses macarons aussi!
bipolet. Où trouver un placement pour ma cargaison? Ces macarons m’embarrassent.
JH’* patoolet. Alcibiade I alcibiade. .Ma tante.
m'"* patoolet. Dis à ton oncle de te conduire à la boutique des macarons et tâche d'en gagner une douzaine.
bipolet, d part. Tiens! voilà mon placement .
alcibi ade. Ça y est-il, mon oncle ?
PATOOLET. Je vêtis bien condescendre à ce nouveau caprice, quoiqu’il ne soit pas dans mes principes de m'aventurer dans les jeux dits de hasard. Viens, Alcibiade.
alcibiade. Voilà, mon oncle ! (Ils disparaissent derrière les arbres. )
M n ’ PATOULET, regardant Ri foie t. Bel homme, luazellc !
BIPOLET, d part, mangeant des mae irons.
Mâtin! ça m'écœure ! (Retardant .!/“■• P a I miel.) Cette femme de trente et quelques
Paris
bipolet, inquiet. Ah! votre mari est huissier'/
M mr patoolet. Oui, monsieur. .. Patoulet, htiissier-au lieneier, patenté sous le numéro sept cent vingt et un.
BIPOLET, d part. Grand Dieu, celui qui possède ma lettre de change... je défaille.
ST” PATOLLET. Qu'avex-vous donc, jeune homme !
BIPOLET. Rien... c’est-à-dire... si... quelque chose qui m'étouiïe.
M” patoolet. Les macarons sans don te; mais une politesse en vaut une autre, et vous voudrez bien accepter un verre de bière avec nous (Appelant.) Monsieur Paloulet.
bipolet. Ne l’appelez pas, madame, ne le dérangez |>as.
M" ;c PATOULET. Si fait!... Monsieur Pa- (oulct! monsieur Patoulet I , Patoulet, ou dehors. Ne me dérange pas, Évaogêlinc, j’atleuds la veine, je suis à (ni,
ri FOL 8T. Je suis perdu ! où me fourrer?
SI"* PATOOLET, tendrement. Je veux que vous fassiez sa en ni iai.s-.ance.
bipolet. Jamais! .. vous m’avez dit qu'il était jalouv ; eh bien I vous l'avouerai-je, madame, nous vivons d* ns un siècle où tout marche avec la rapidité de l’éclair: un seul de vos regards a produit là une secousse
Mur» dk reluque d 1 ™. rode façon... i son | lmo#mi *. , ranc | roBS | e rout , j' ai ^ lom
âge on doit aimer les chatteries, c’est une uccasion... (S'approchant.) Madame..* m“* patoulet, minaudant. Monsieur...
bipolet. Je viens de vous entendre souhaiter des macarons, oserais-je vous prier d’accepter?...
M’"' patoulet. Quoi donc, monsieur?
BIPOLET. Celte douzaine ... elle est rosière. Je n’y ai pas encore goûté.
M" f patoulet. Mais, monsieur, je ne sais si je dois.
un coup de soleil! Et vous êtes mariée! Je pars donc, madame, en vpus laissant ces trois douzaines de macarons, comme un souvenir de ma folle tendresse . adieu, feniint électrique, adieu ! (Il lui donne ses macarons et sort.)