SCENE VIII
PAULINE, TIENNETTE, M. et M- PA- TOULET, ALUlilAUE.
PAULINE. Tiennette?
tiennette. Manuelle?
Pauline. Appelle -moi donc Pauline; n’es-tu pas ma sœur de lait?
tiennette. Eh bien ! va pour Pauline !
PAULINE. Il va venir.
TIENNETTE. Ah bah î...
Pauline. Mon père vient de me l’apprendre... c'est-à-dire je m'en doutais bien un |icu.
tiennette. Il me tarde de voir si c’est un beau garçon !
Pauline. En attendant, asseyons-nous sur ce banc.
tiennette. C’est ça, noos en jaserons.
(Au moment où elles *' a urgent , les Patoulet ar rirent avec mystère )
M"‘* patoulet bas. J’ai guetté entre les arbres ci je vous dis que je les ai vus entrer chez le traiteur.
patoulet. Voilà le joint, saisissons-le...
ils sont traqués... Pinçotis-les ; mais quel prétexte ?.. .
Il"*" patoulet. Vous commanderez à dîner, c’est bien simple.
ALCtniADE. C'est cela, mon oncle, avec une omelette soufflée.
PATOULET. Pouf! goinfre! (Ils entrent chez le traiteur.)
tiennette. Allons, allons, vous en tcuez ferme.
PAULINE. Dame, c'est naturel, il faut bien aimer son mari... Qu’en dis-to t Tiennette loi qui eu as un ?
( tiennette. Bédame, c’est pas forcé, mais c’est pas défendu.
Pauline. Cependant Vigoureux. ..
tiennette. Oh ! c’est fort que ça tuerait un bœuf d un coup de poing ; mais pour la galanterie, bernique I
Ai» : Une fille ut un oiseau.
Tout' I» K'n.aiii' dis T petit jour Il a’ocfup’ de «on service,
Il jardin’, Uclc et ra liste,
Mais tant m’ dire un mot d'amour.
Quand il est las, il se couche,
Il fern»* les yeux el ta bouche,
Puit il s’endort comme un’ souche Sans longer que je suis IJ...
Ge»l a«nsi jusqu’au dimanche.
Dam’ I jVa enotiww, je amis franche,
J’ croyais qu* eVtait plus gai qu’ça,
Oui, j '.«ferais bien mieux qu’ça.