‹ Gustave MoreauChapitre 37 sur 53 · LES SIRÈNES, AQUARELLE · texte numérisé non relu

LES SIRÈNES, AQUARELLE

des entités en qui s’équilibrent à ravir les attributs spirituels et les propriétés plastiques ; elles incarnent les abstractions les plus hautes, l'absolu des sciences et des arts libéraux en des corps nobles et vierges et sont issues du même sang divin. Pudiques et méditatives, le poète les connaît toutes, quoique ses constantes amies sont celles qui président au rythme et à l'harmonie. Bien vite d’ailleurs, chaque rapsode fut censé avoir sa Muse familière ; il devint inséparable de cette Muse adjutrice, qui l’inspire, le dirige et le fortifie,

Gustave Moreau eut les neuf sœurs en grand amour. Les voici groupées autour de leur père, le blond chorège Apollon, dans la composition inachevée du musée Moreau (1868) : elles le quittent,

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