‹ Gutenberg; drame en cinq actes et en versChapitre 17 sur 88 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

De lui rien ne me louche.

ENNA

De l'Inquisition il est un familier.

GUTENBKRG.

Eli ! que m'importe ! J'ai le plus sûr bouclier Contre tous les soupçons : ma conscience intacte.

KXNA.

Mais il peut t'accuser...

GUTENBEHG.

De quelque infernal pacte, Comme les siens peut-être I

ENNA

Ah ! tu sais ? . . .

Qu'il veut tout, Et cette ambition, sitôt qu'elle est à bout, N'ayant plus où se prendre, en bas se réfugie : Quand on croit Dieu perdu, l'espoir c'est la magie.

ENNA

Il parlait de la foi !

Ceux qui la tiennent loin S'en font une autre ainsi. Croire est un tel besoin Pour les âmes, qu'il faut, même aux plus révoltées, La superstition ce remords des athées.

Il en est là, c'est lui qui doit craindre...

ENNA

Et la nuit.

S'il venait, comme un loup que sa proie a conduit. Sans te laisser le temps d'un cri, d'un mot, d'un geste.

J'ai le bras fort, l'œil sûr, et Dieu ferait le reste.

ENNA

Ses pièges...

GUTENBEBG.

Pour lui seul en serait le danger.

EISNA.

Pour lui?...

I Ciappei sait bien. qu'on saurait me venger.

ENNA

Te venger !

A coup sûr.

Qui?

Plus un mot!

ENNA

Pardonne!

Je te sais gré des soins que ton zèle se donne. Tes conseils m'ont touché; cependant garde-toi De vouloir sur ce point trop apppendre de moi.

Plus bas.

Ah ! c'est me rappeler un trop terrible office.

ENNA

Que dit-il là •?

Passons, tu m'as rendu service Que veux-tu de moi*^

\crE I, SCÈNE xn. 29

ENrSA, digncmenl.

Uien...

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