‹ Gutenberg; drame en cinq actes et en versChapitre 61 sur 88 · ACTE m, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE X

PIERRE

C'est vrai.

GUTENBEllG.

Qui fit le coup V

PIERRE

Ciappci.

Toujours.

PIERRE

Il faut qu'on meure Ici d'un tel soupçon. Ces cris, qui tout à l'heure L'annonçaient n'étaient rien auprès ; parle-t-on bas Chez les Dix, c'est la mort.

Qui t'a dit?

PIERRE

Pas à pas, La femme de Drizen s'est attachée au traître. Et par elle j'ai pu tout suivre, tout connaître. Puis j'ai lancé Jenson jusqu'au sombre conseil. Pour mieux savoir...

Enna, noble cœur en éveil !

Contre un danger toujours, avant-garde ou bannière, Veiller est sa vie...

PIERRE

Et son repos la prière.

Elle implore son Dieu...

Le nôtre.

96 GUTENBKRG.

Quedis-lu?

PIERRE

Le malheur qui la frappe a doublé sa vertu,

Ses yeux s'ouvrent. Elle est au seuil de cette roule,

Où le premier rayon dissipe un dernier doute.

Si par endroits encor le ciel lui reste obscur,

Elle accuse son cœur qui n'est pas assez pur ;

Et les deux mains en haut pour que la clarté vienne,

En croyant ne pas l'être, elle est déjà chrétienne.

Montrant Jenson qui entre. ^

Demandez à Jenson que de fois je la vis S'arrêter en tremblant aux marches d'un parvis. Maudite, elle craignait d'y paraître un scandale, Et son pied n'osait pas en effleurer la dalle. Mais dans Pair tout à coup la cloche s'ébranlait, La grande voix de l'orgue aux hymnes se mêlait : Les larmes de la foi lui brûlaient la paupière, Et son front s'inclinait foudroyé de lumière.

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