ACTE I, SCÈNE V. Il
PIERRE
Maîlrc avec l'un, chez raulrc on est mis hors des rangs.
cmusTiNE.
Orgueil !
IMF.RRE.
Et jalousie, obstacle à qui s'élève.
Des gens, (le tous pays, mêlés aux Porte-glaive, Condottieri-larrons, guettèrent ses secrets. Un surtout...
CHRISTINE
Pour trahir?
Voler.
CHr.ISTI>'E.
Ces vols?
PIERRE
Sont vrais.
N'est-il pas des frelons toujours autour des ruches? A Mayence, le prince, écartant ces embûches. Protégea tant qu'il put, dans sa marche en avant, Ce noble révolté qui veut être un savant. Mais enfin l'orgueilleuse et fainéante caste, Que tant d'ardent labeur narguait par son contraste, Obtint qu'on l'exilât.
CHRISTIISE .
Il vint alors ici.
PIERRE
Où d'autres, j'en ai peur, l'auront à leur merci.
CHRISTINE
Vous veillez!
PIERRE
C'est ma tâche, ei je m'y veux complaire.
II est si bon, si grand! S'il paraît, il éclaire.
Peut-être rêvc-t-il, par Pavenir séduit :
C'est le bien qui l'égaré, et sa faute y conduit.
Toutes ses passions sont là sans aucune autre.
CHRISTIKE.
Pas même un peu d'amour?...
PIERRE
Mais il comprend le nôtre.
Si grand que soit son cœur, il ne peut contenir Qu'une idée, un espoir...
CHRISTINE
Avec un souvenir...
PIERRE
Oui, celui de sa mère : il en marque la trace Partout; quoiqu'elle fût plébéienne de race, Il prend son nom, sans voir quel noble titre il perd Lorsque Jean de Geinfleisch n'est que Jean Gutenberg.