AVANT -PROPOS
Dire comment nous avons été amené à raconter la vie de Guy de Brès, tel est ici notre but. Nos recherches sur la réforme aux Pays-Bas, et particulièrement en Flandre, nous conduisaient dans le principe à une étude beaucoup plus étendue, mais encore trop belle pour qu'il nous fut permis de nous y essayer. Il est de ces choses exquises, en histoire comme ailleurs, auxquelles il ne faut toucher que d'une main délicate et sûre. C'est rarement celle d'un commençant. Nous avons donc remis à plus tard, si Dieu nous prête vie, l'achèvement de nos premières études ; et détachant un diamant de notre champ de travail, nous avons cherché à le dégager de son enveloppe trois fois séculaire. Y sommes-nous parvenu en quelque mesure? Au lecteur d'apprécier. Nous avons l'espérance, en tout cas, de ne pas avoir travaillé en vain, et à supposer que nous ne revenions pas sur la personnalité si attachante de Guy de Brès, nous nous estimerons satisfait, si quelqu'un est amené par nous à tracer d'une main plus ferme la vie de celui qui est digne de figurer à côté des grands réformateurs du xvie siècle !
Nous sommes heureux de faire ici connaître à nos lecteurs les personnes qui, de diverses manières, ont contribué à faciliter notre tâche. Nous devons d'abord nos plus sincères remerciements à M. le pasteur N. Weiss, bibliothécaire de la Société de l'histoire du Protestan-
tisme français, qui n'a cessé de nous accorder ses conseils bienveillants et éclairés. Nous exprimerons ensuite toute notre gratitude à MM. Gh. Rahlenbeck, de la Société d'histoire de Belgique, qui a bien voulu nous communiquer l'unique lettre peut-ùtre de Guy de Brès, dont la copie du temps (1) se trouve aux archives générales de Belgique, et nous faire gracieusement hommage de l'étude si originale qu'il a consacrée à notre martyr; Gh. Read, qui a mis à notre disposition l'un des précieux ouvrages de Guy de Brès ; et le baron F. de Schickler, qui nous a prêté plusieurs ouvrages rares de sa bibliothèque. Enfm, nous sommes vivement reconnaissant à tous ceux qui, d'une façon ou de l'autre, nous ont honoré de leur bienveillance.
Disons aussi que partout où nous nous sommes adressé à l'étranger, nous avons toujours rencontré l'obligeance et la courtoisie les plus parfaites.
(I) C'est l'opinion du savant archiviste général du Royaume, M. Gachai'd, que nous avons consulté au sujet de cette lettre.