Cette vue ne flatta pas l’imagination de Man
nering. \ »
— Mon petit ami, dit -il à son guide, ce n’est
pas un château que je vois. Ce sont des ruines.
— C’est pourtant là qu’ont demeuré long-temps
les lairds du pays. C’est le vieux château d’Ellan-
gowan. Il y revient des esprits. Mais que cela ne
vous effraie pas, je n’en ai jamais vu un seul. *
D’ailleurs nous sommes presque à la porte du
nouveau château.
En effet, laissant les ruines sur la droite,» le guide de notre voyageur le conduisit eu peu d’instants à un petit château construit à la moderne, . à la porte duquel il frappa de manière à annoncer
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GUY MA.NWERING.
v * une visite d’importance *. Mannêring dit au domestique quelétoit le motifqui l’amenoit. Le maître de la maison, l’ayant entendu d’un salon voisin .où il se trouvoit, se présenta sur-le-champ , et lui dit qu’il étoit le bienvenu au château d’Ellant gowan. L’enfant, très -satisfait d’une demi-douronne qu’il reçut, s’en retourna dans sa chau- Tnière; le cheval fatigué fut conduit à l’écurie, et » Mannêring se trouva près d’un grand feu devant une table où étoit servi un bon souper ; et le froid qu’il avoit éprouvé, ainsi que l’appétit que lui t~ . a Voit donné la course, lui rendirent l’un et l’autre f fort agréables. *
. * J » • La manière de frapper à la porlc annonce en Angleterre ‘ la qualité de celui qui frappe. Un domestique, un commissionnaire , un ouvrier, ne frappe qu’un coup. Le facteur de la poste aux lettres en frappe deux. Trois coups annoucent un * ami, un égal ; mais un personnage considérable arrive-t-il dans un équipage, ses valets frappent à coups redoublés, ^connue s’ils vouloient enfoncer la porte. , 4
( Note du Traducteur .)
GÜY MAWKER1NG.