ARMEL
Enfants 1 je vous bénis avec mes bras tremblants l
GWENDOLINE et DARALD
Bénissez-nous, mon père, ô prêtre en cheveux blancs !
ARMEL, à Harald.
Je VOUS dois des présents. Les anciens de ma race,
Dont le premier fut roi.
Burent dans ce hanap. Prends-le.
HARALD
Je te rends grâce 1
ARMEL, bas à Gwoadoline. pendant que Harald, détourné, remet le banaP à l'uQ de ses compagnons.
Et toi, femme, voici pour toi.
GWENDOLINE, avec un cri.
Un couteau !
LE VIEIL ARMEL, farouche, sans élever la voix.
La lame en est bonne!
S'il échappe à nos coups, ce soir, tu frapperas L'époux endormi dans tes bras.
Il la force à prendre le couteau.
ni GNVEXDOLINE
IMeux !
UARALD, qui s'est rapproolié curieusement.
Qu'est-ce?
GweiKloliix cache le couteau dans son vêlement, ARMEL
Rien. Elle s'étonne Pour un bijou que je lui donne.
Aux Saxons et aux Danois.
Et nous, garçons, dans le festin, Nous boirons l'hydromel joyeux jusqu'au matin !
Tous sortent. Le Inniit des pas et des chanis s'éleint avec lenteur. LES CHOEURS
Comme le chêne et le doux nid qui tremble,
Comme la rose et le rosier,
Comme la flamme et le brasier, Soyez unis, vous que l'amour assemble.
D's que la mélodie dernière s'est évanouie, Gwendoline se précipite vers la baie, à droite, pour s'assurer que son père et les Saxons se sont éloignés, et se retourne vers Harald qui vient à elle, les bras ouverts.
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r.WENDOLlNE, ll.VUALD
UABALD) av(»c une past^ion ardi'iite.
Non ! non ! Sors d'ici, laisse-moi !
Pas par là. Tu cours à ta perte.
Descends cet escalier, suis la grève déserte, Et ne reviens jamais, jamais, jamais !
HARALD
Pourquoi?
Il le faut !
HARALD
Tu me chasses ?
C'est donc que tu ne m'aimes pas?...
Je t'aime !
II la saisit.
Mais je crains de terribles disgrâces Oh ! dénouez vos bras !
Ce matin, coquette et mutine, C'est vrai, j'ai voulu rire un peu,
Et pourtant j'admirais ta douceur enfantine Et ta force de jeune dieu !
Mais ce soir, à l'heure suprême De l'embuscade et des pièges maudits, 0 mon Harald, je te le dis, Je t'aime ! Je t'aime 1 Je t'aime !
HARALD, plus ardemment encore.
0 joiel et je fuirais, femme, quand je te tiens !
GWENDOLINE, suppliante.
Harald ! c'est mon amour qui veut que tu t'en ailles ! De grâce ! par pitié! retourne à tes batailles, Et jamais ne reviens 1
HARALD
Quel est donc le péril?
Soit! apprends toutl Mon père...
HARALD
Parle!
Grands dieux ! Qu'allais-je faire I Oserai -je avouer?...
HARALD
Parle donc !