ACTE PREMIER
Une vallée, non loin de la mer. Çà et là, des ai'bnstes en fleur escaladent des pentes de ravins fleuries de polémoines et de rhododendrons rouges et roses. On voit, sur les hauteurs, des maisons de bois suspendues comme des nids. Par le bâillement d'une valleuse on aperçoit la mer frangée de rocs déchiquetés, farouches! Sur la scène elle-même, à gauche, parmi les broussailles en fleur, un puits de briques rouges, et, auprès, des instruments de labour ; à droite, la maison du vieil Armel, en bois non encore dépouillé de son écorce, grossièrement décorée, et tout ornée de fleurs ; des fenêtres pendent des filets de pèche, très lourds, pleins d'herbes marines. — Au premier plan, près de la maison, un rouet, devant un tertre. — Au troisième plan, plus haut que la maison, grange à claire-voie oii des gerbes sont entassées, de blés, de foins, de luzernes en fleur. — .Vu fond de la scène serpentent des sentiers grimjjants, parmi des bruj'ères et des épiniers en fleur. Ce sera bientôt le lever du jour. — Une impression de bien-être, de calme, de joie.