‹ H. TaineChapitre 125 sur 160 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

Nomination à Besançon. — M. Taine demande un congé. — Son installation à Paris. — Son cours chez M. Carré- Demailly. — Études de Zoologie et de Physiologie. — Correspondance.

Une nouvelle déception atteignit le jeune professeur à la fin de l'été de 1852 : ne pouvant rester à Poitiers dont la rhétorique n'était plus vacante, il avait, comme nous l'avons vu*, demandé à être transféré dans une ville où il y eût une Faculté des sciences afin d'y continuer ses études de physiologie. Il désirait rester professeur de lettres : a II me serait impossible d'enseigner la philosophie », avait-il écrit à M. de Suckau, « la gangrène hérétique croît en moi tous les jours ». Mais il espérait au moms l'équivalence de sa suppléance de Poitiers. La réponse du ministère fut une nomination de professeur de sixième au lycée de Besançon. Il était évident qu'on ne voulait plus de ses services. Il adopta aussitôt le plan de vie qu'il avait entrevu au lendemain du Coup d'État : il vint à Paris, demanda un congé de disponibilité, et chercha des répétitions pour compléter le très modeste budget qui était indispensable à ses be soins. Il voulait aliéner le moins possible sa liberté, réserver son temps pour écrire ses nouvelles thèses et suivre les

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