M. de Suckau avait comineucé une thèse sur» la Libeiié
la plalitude, bien pis qu'à Nevers. (il m'est arrivé des
aventures posthumes à Nevei's, après mon départ. Mais
cela est si ennuyeux que je n'ai pas le courage de te
l'écrire.) Je distribue force cinq cents vers. Toutes ces
âmes sont mort-nées, et l'on s'empuantit de vivre avec
elles.
Les sots depuis Adam sont la majorité.
J'ai trouvé ici par bonheur un camarade de collège*, ingénieur, curieux, spirituel et distingué. Nous causons; c'est le seul, mais c'est un bien inespéré.
Quant à Poitiers, pour te donner une idée de ce monde, je te dirai que j'ai dû refuser à mes élèves la permission de lire à leur bibliothèque les Provinciales^ rËcole des Maris et Lamartine.
Le serment peut se prêter, je crois, en conscience. ]1 signifie, j'imagine, que nous obéirons aux lois, et que nous ne conspirerons pas contre le Président. Je n'entends rien de plus, et je ferai tout cela. Qu'il me laisse vivre seulement et penser dans ma chambre; je lui ferai pour son argent une classe aussi nulle qu'il voudra.
A PREVOSï-PARADOL
Poitiers, 25 avril 1852
Mon cher ami, me voici Poitevin, il n'y a pa§ de quoi être fier. La ville est alfreuse, pavée de têtes ou plutôt de pointes de clous, religieuse au possible, peuplée de