‹ H. TaineChapitre 97 sur 160 · M. de Suckau avait comineucé une thèse sur» la Libeiié · texte numérisé non relu

M. de Suckau avait comineucé une thèse sur» la Libeiié

la plalitude, bien pis qu'à Nevers. (il m'est arrivé des

aventures posthumes à Nevei's, après mon départ. Mais

cela est si ennuyeux que je n'ai pas le courage de te

l'écrire.) Je distribue force cinq cents vers. Toutes ces

âmes sont mort-nées, et l'on s'empuantit de vivre avec

elles.

Les sots depuis Adam sont la majorité.

J'ai trouvé ici par bonheur un camarade de collège*, ingénieur, curieux, spirituel et distingué. Nous causons; c'est le seul, mais c'est un bien inespéré.

Quant à Poitiers, pour te donner une idée de ce monde, je te dirai que j'ai dû refuser à mes élèves la permission de lire à leur bibliothèque les Provinciales^ rËcole des Maris et Lamartine.

Le serment peut se prêter, je crois, en conscience. ]1 signifie, j'imagine, que nous obéirons aux lois, et que nous ne conspirerons pas contre le Président. Je n'entends rien de plus, et je ferai tout cela. Qu'il me laisse vivre seulement et penser dans ma chambre; je lui ferai pour son argent une classe aussi nulle qu'il voudra.

A PREVOSï-PARADOL

Poitiers, 25 avril 1852

Mon cher ami, me voici Poitevin, il n'y a pa§ de quoi être fier. La ville est alfreuse, pavée de têtes ou plutôt de pointes de clous, religieuse au possible, peuplée de

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