Elle fut particulièrement attaquée par Mgr Dupanloup
de M. Taille était terminé, et les trois * premiers volumes liiiejjL déposés à l'Académie française, le 31 décembre 1863, l»oiir le prix Bordin. Le dernier volume, les Contemporains, lie (levait paraître qu'au mois d'octobre de l'année suivante, l/niivruge est dédié à M. F. Guizot, à qui M. Taine était (li^Lireuji d'offrir un témoignage public de sa gratitude.
VoMv lïiener à bien une œuvre aussi vaste et aussi approfaiidie, ce n'était pas trop de tout son temps : aussi M.Taine dtit-il renoncer presque complètement à la critique et nous n'avons de cette période qu'un petit nombre d'essais à signalor. Un en janvier 1861, sur le Voyage au pays desMormom'^ (le M. Jules Remy, et quelques articles sur Coumol', lliLLer* et le Jefferson^ de M. Cornélis de Witt. En 1862. d(^»u articles seulement sur la Grèce ancienne de Vicier hnnîy *' et sur un roman de M. Camille Selden ', Daniel
A a? moment, M. Taine était de nouveau assez souffrant, nt pendant une période de vacances et de demi-repos, enliîiijjô par l'exemple de beaucoup de ses camarades d*Écoie, il vonhii s'essayer à son tour dans le roman. Il prisa toujours
1 la pi'emière édition, in-8", ne comprenait que trois volumes divjsùs en quatre livres. Nous rappelons que toutes les références snur dt Kl liées sur l'édition in- 16, formant quatre volumes pour la |ii'eiiuci'L' partie, plus le cinquième volume : les Contemporains.
y Jtntrnal des Débats, 30 et 51 janvier; recueilli dans les i^ouvcftj/.t Essais de critique et d'histoire.
7i. Ifi [i août; Cournot, Traité de C enchaînement des idées fmidniiie niâtes \ non recueilli.
i. id. 28 août. Histoire de la Philosophie moderne de Ritter, h"*(ltiih' par Challemel-Lacour ; non recueilli.
,■1 y. 7^ septembre; recueilli dans les Nouveaux Essais de critique 4't d'histoire.
G, Jtmn\al des Débats du 23 mars; non recueilli en volume.
7, Journal des Débats du 2 août; recueilli dans la 2« édition (les E.'isais de critique et d*histoire, cet article a été supprimé dans les éditions suivantes.
dbyGoogk
très haut ce genre littéraire ; on connaît sa grande élude sur Balzac et son admiration pour Stendhal.il semble plutôt avoir pris ce dernier pour modèle dans sa tentative, si nous en jugeons par les huit premiers chapitres d'Etienne Mayran, les seuls qu*il ait achevés ^ Ce début est Thistoire d'un écolier pauvre, orphelin, sans amis, d'une intelligence précoce et d'une sensibilité souffrante ; le milieu dans lequel il se meut, pension et lycée, les portraits des maîtres et des élèves, sont des réminiscences personnelles mêlées aux souvenirs de la jeunesse de Julien Sorel *, Nous n'avons pas le plan du roman complet; nous savons seulement que le héros, ayant atteint l'âge d'homme, devait, comme Julien, se mêler à la haute société parisienne. M. Taine ne tarda pas, du reste, à abandonner son entreprise, soit qu'il ait voulu réserver toutes ses forces intellectuelles pour la Littérature anglaise, soit qu'il craignît de tomber dans l'autobiographie, si peu conforme à ses habitudes de réserve, soit enfin qu'il se rendît compte de son impuissance. 11 a dit bien souvent, en effet» qu'il ne se reconnaissait pas de facultés créatrices, et cette tentative avortée fut peut-être un des fondements de sa conviction.
11 avait conservé de sa jeunesse * l'usage de s'analyser et de faire en quelque sorte son examen de conscience littéraire et philosophique; cette habitude satisfaisait la probité de son esprit et ses scrupules scientifiques. Nous avons retrouvé, dans des carnets de 1862, des notes précieuses qu'on lira plus loin*, sur la façon dont il se jugeait lui-même à cette époque de sa vie. — Nous y avons découvert aussi les traces des travaux auxquels il songeait, pour le jour où il aurait achevé l'histoire de la Littérature anglaise : outre