Le tome I du Voyage en Italie parut à la fin de jainjer
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dans ma tête. Tâche de trouver une heure pour la coni-
bler.
J*ai beaucoup travaillé cet hiver, j'ai fait un volume de six cents pages qui parait dans la Revtie *■ et sera publié en novembre. Je vais commencer un petit livre intitulé Philosophie de l'Art en Italie pour Germer Baillière*. Mais je suis las et je n'ai guère cœur à Touvrage ; cependant il faut tf availler, sans quoi on se ronge ; le spleen est toujours à ma porte, et quoique je tâche de le chasser et même de l'étrangler, il rentre souvent ; les raisonnements n'y font rien, c'est constitutionnel, et il remonte à TEcole ; en somme la machine est moindre que la volonté, voilà la cause. Je m'absorbe tant que je peux dans l'occupation ; mon cours m'a pris beaucoup de temps, et quoique j'aie laissé tomber beaucoup de relations, faute de pouvoir veiller, je suis encore une ou deux fois par semaine obligé de sortir le soir.
About est à Paris depuis trois mois. On joue la comédie chez lui, il suffit à tout et il est florissant. Tu as lu son Turco dans les derniers numéros de la Revue; c'est charmant, il n'a rien fait de mieux.
Tu as vu dans les Débats, il y a huit jours, un article de Prévost sur l'Esprit scientifique importé dans les lettres. — C'est son droit de me réfuter dans les Débats. Mais cet article avait été lu quelques jours auparavant dans une séance publique de l'Académie, comme une sorte de maiden-speech officiel ; je trouve le pro