‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 38 sur 140 · là. 8 mai 1856, et Philosophes classiques, chapitre ii · texte numérisé non relu

là. 8 mai 1856, et Philosophes classiques, chapitre ii

4. Id. 31 juillet 1856, et Philosophes classiques, chapitre ni.

5. Id. M. Jouffroy : L'Homme, 14 août. — Le Psychologue^ 21 août. — Le Moraliste, 28 août; et Philosophes classiques^ chapitres ix, x et xi.

6. Id. L'analyse, 4 et 11 septembre. — Le Système, 9 octobre. Ces articles forment les chapitres xii, xm et xiv des Philosophes classiques: les titres ont été modiiiés. Le chnpitre xii porte comme tiU*e : Pourquoi C Éclectisme a-t-il réussi? IjCS chapitres xiii et vr : de la Méthode, traitent, le premier do V anal y se, le second du système.

part les doctrines, je me croirai toujours fort indigne de figurer dans la galerie des hommes illustres que votre critique, si nette et si sagace, pourrait traiter avec moins de rigueur. Je vous trouve un peu dur pour Maine de Biran et Jouffroy dont les analyses me semblent avoir plus de valeur que vous ne leur en attribuez....

« Qui donc est M. Pierre? Je serais curieux de le savoir. Quant à vous, mon cher ami, si vous étiez moins prévenu en faveur de votre maître et ami, je vous dirais que vous serez, dans la période philosophique qui s'ouvre, M. Pierre et M. Paul tout à la fois, c'est-à-dire que vous seul pouvez faire de l'analyse et de la synthèse, avec l'étendue et la précision de vos connaissances....

« Vous publierez certainement vos articles en un petit volume. Ils ont fait sensation et ils gagneront encore à être réunis. Soyez sûr que vous répondez à un besoin et à une disposition nouvelle des esprits. On ne veut plus nulle part de philosophie httéraire.... C'est par la science seule que nous gagnerons les savants.... »

Quand le volume parut*, la critique s'en empara avecpas-

1. La 1" édition des Philosophes français du \ix* siècle est de janvier 1857. Elle est précédée d'un court Avertissement ainsi conçu :

a Plusieurs philosophes contemporains -ne sont point dans ce livre; on n'a voulu y comprendre que ceux dont la vie est achevée ou dont l'œuvre est complète. On s'est tu devant les autres; on a voulu aticndre pour décrire leur pensée qu'ils Paient exposée tout entière. On a évité d'interrompre des }?cns qui parlent, surtout des gens qui parlent très hien. En attendant, on les écoute, on jouit de les écouter, et l'on espère que personne ne prendi^a pour de l'oubli ou de l'indilTérence cette réserve et ce respect. »

La préface des éditions actuelles ne fut écrite que pour la 2* édition (1860), où elle remplaça l'avertissement li-dessus. Enfin en 18GS l'ouvrage, revu et corrigé, changea son tilre primitif en celui de Philosophes classiques du xix* siècle en France.

sion.Vapercau*, Cournault*, Gustave Planche', Caro*, Schcrer* et beaucoup d'autres à leur suite, discutèrent à des points de vue divers les idées du jeune maître, et, par leurs criliques autant que par leurs louanges, ils le lirent passer tout à coup au rang de chef de la nouvelle École. Enfin Sainte-Beuve consacra son succès par deux grands articles* publiés dans le Moniteur des 9 et 16 mars 1857, où il signalait au public, outre le volume des Philosophes français, la thèse sur les Fables de La Fontaine, le Voyage aux eaux des Pyrénées, l'Essai sur Tite-Live, et les principaux articles de crilique et d'histoire httéraire dont nous avons parlé plus haut. Lui aussi reprochait à M. Taine sa sévérité envers Maine de Biran et Jouffroy; il semble qu'il se soit plus aisément résigné aux attaques contre M. Cousin. Beaucoup de personnes ont voulu voir, dans les traits acérés que M. Taine lançait à la philosophie éclectique, une vengeance contre ses adversaires et la revanche d'un passé douloureux : ce serait méconnaître son caractère et les exemples de toute sa vie que d'attribuer à de semblalles motifs une vivacité qui était seulement une arme au service de ses opinions; tout au plus les persécutions dont il avait été l'objet auraient-elles pu le délier de ses scrupules envers des maîtres qui transformaient leur doctrine en dogme intangible et qui convertissaient la grande Aima Mater en tribunal de l'Inquisition. — Dans les éditions suivantes des Philosophes, il fit cependant quelques concessions aux opinions de ses amis et le ton de certains passages fut sensiblement adouci.

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