‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 50 sur 140 · Voir la lettre précédente · texte numérisé non relu

Voir la lettre précédente

l'histoire étant philosophique et politique, il fallait étro politique et philosophe. Et puis, j'ai risqué, ayant horreur et incapacité d'entortiller mon idée et d'exposer obscurément une idée claire.

Tu vas donc en Italie. Nous ne passerons jamais de vacances ensemble. Tâche de me donner deux ou trois jours en août.

Tu me trouveras au retour, en octobre, rue Saint- Louis, ile Saint-Louis, à la pointe, en face de la cathédrale, et tu viendras voir la Seine de mes fenêtres

Fais donc un bout de thèse. Tout le monde pioche. Monin*, Villetard', Dupré' font des romans. Je ne le parle pas des thèses, articles, bouquins, etc.

A GUILLAUME GUIZOT

Paris, 25 juillet 4850 Je vous remercie, mon cher Guillaume, de votre Alfred. Je Tai lu avec soin; et, selon le traité, je vais vous dire exactement ce que j'en pense.

Je le trouve grave, sérieux, solide, savant, bien composé. 11 a ce qui manquait à Ménandre, l'ordre, la division régulière, le mouvement continu, l'entraînement

1. Monin (Alexandre), nù en 4831, entré à l'École normale en 1850, mort en 1860.

2. Villeiard de Prunières (Charles-Edmond) liltéralcur, né en 1828, entré à TÉcoIe normale en 1849, morl en 1889.

Page 1