M ADOLPHE GARNIER A H. TAINE
Paris, 22 juin 1853
J'ai lu, Monsieur, avec la plus grande attention les deux thèses que vous venez de remettre à M. le Doyen. Ce n'est pas dans une lettre que je puis combattre vos assertions : (( Qu'en croyant connaître Textérieur, nous ne connaissons que nous-mêmes; que cependant cette erreur se trouve conforme à la vérité », comme si, dans votre hypothèse, vous aviez des moyens de connaître la vérité; « que les sens nous trompent, et que par conséquent leur connaissance n'est pas directe, etc., etc.. ». Tout cela serait matière de discussion à la soutenance de votre thèse, mais