‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 4)Chapitre 63 sur 162 · Gréard, t6., p · texte numérisé non relu

Gréard, t6., p

dance. D avait quelques élèves assez intelligents qui comprenaient ses leçons, et comme au début il espérait encore passer, Tété suivant, son agrégation de philosophie, comme il préparait une thèse de psychologie, il pensait travailler à la fois son cours, son examen et sa thèse*. C'est pendant les soirées solitaires de Nevers qu'il commença cette série d'observations sur lui-même qui devaient trouver place dans le traité des Sensations et qu'il a utilisées plus tard dans la théorie de l'Intelligence. U passait de longues heures au coin de son feu à analyser ses sensations de tact, d'odorat, de vue, d'ouïe, de goût; et il les consignait dans des notes qui nous ont été conservées".

Nous ne nous étendrons pas davantage sur cette période de sa vie; ses lettres contiennent les faits essentiels et nous montrent toutes les vicissitudes par lesquelles il dut passer, avant de sortir définitivement de l'Université. Il avait, comme les années précédentes, conservé quelques analyses de ses lectures et les manuscrits de ses premiers travaux. Nous les indiquerons en note dans le courant de la correspondance.

A SA MÈRE

Nevers, 15 octobre 1851

Tout va bien; j*ai une jolie chambre, gaie, au second, sur la plus belle rue, avec un cabinet de toilette et une petite antichambre; une multitude d'armoires, etc.; je dîne dans une bonne pension bourgeoise, avec plusieurs

1. Voir p. 160, lettre du 23 noYembre 1851, et p. 205, lettre du 5 février 1852 : c C'est une bonne chose pour apprendre que d'enseigner; j'ai vu beaucoup de vérités nouvelles en psychologie, en rédigeant mon cours. »

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