‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 4)Chapitre 9 sur 162 · Dans le faubourg Saint-Honoré · texte numérisé non relu

Dans le faubourg Saint-Honoré

2. Mlle Virginie Taine, mariée en 1853 au D' Letorsay et Mlle Sophie Taine qui épousa en 1863 le commandant ChevrUlon.

3. Les BatignoUes faisaient alors partie de la commune de Neuilly.

l'ENFANCE ET L'ÉDUCATION 13

apprenaient à nager, exercice qu'il aima et où il excella toute sa vie ; mais ce qui lui avait laissé les plus charmants souvenirs, c'étaient les longues stations au bord de l'eau luisante et mouvante sous l'ombre délicate des saules et les grandes courses solitaires dans la forêt de Saint-Germain. Dès son arrivée à Paris, Hippolyte Taine s'était fait un plan d'études* qu'il observait rigoureusement et dont l'exécution lui était rendue facile dans le milieu grave et éclairé qui l'entourait. Son grand-père, M. Nicolas Bezanson*, habitait la même maison que Mme Taine et ses conversations ne contribuaient pas peu au développement scientifique de l'adolescent. Toute la famille était pleine d'ardeur pour le travail; les jeunes sœurs, dirigées par leur frère, acquéraient à ses côtés une culture littéraire peu commune chez les femmes de cette époque. Les arts n'étaient pas négligés; Hippolyte et sa sœur cadette aimaient passionnément la musique et se disputaient le piano pendant les heures de récréation. La sœur aînée Virginie, très douée pour la peinture, excitait par sa libre discussion les curiosités artistiques de son frère et l'accompagnait dans ces promenades au Musée du Louvre où il trouvait tant de plaisir et de profit. — Au lycée Bonaparte se formaient des camaraderies qui devenaient plus tard de solides amitiés avec Planât ^ Crosnier de Varigny*, Prévost-Paradol^,

1. Voir le livre de M. Monod : Renan, Taine, Michelet, p. 50.

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