‹ H. Taine; sa vie et sa correspondance (volume 4)Chapitre 92 sur 162 · E. de Suckau · texte numérisé non relu

E. de Suckau

a partout. Te rappelles-tu notre rhétorique? Je n*ai jamais été si heureux !

J'insiste, sinon pour que tu ailles chez Planât, du moins pour que tu t'informes à sa porte, s'il habite encore là. Sa maison est sur ton chemin quand tu vas chez ton père. Voici trois lettres que je lui écris sans réponse. A propos, fais donc les tiennes plus grandes, lu ne m'écris que sur trois pages, et sur demi-papier encore ! Imagine, mon ami, que je relis trois ou quatre fois vos lettres. Je suis privé de toute conversation.

A MADEMOISELLE SOPHIE TAINB

Nevers, 15 février 1852

Je suis heureux que vous vous amusiez : au fond la patrie est où sont les parents' et quand on est reçu avec tant d'amitié, on ne peut que se trouver bien. J'ai connu moi-même celte hospitalilé aimable ; ces joufs^ là ont été peut-être les plus agréables démon eustence...

Rien de nouveau ici. Ma vie est d'une monotonie parfaite. Tannoncerai-je que je finis le troisième volume de Hegel ■, que j'ai préparé une partie de ma thèse, le quart de mon agrégation ? Insipides nouvelles, n'est-ce pas, et qui ne sont bonnes à dire qu'à des hiboux comme moi : ton hibou est allé, il y a huit jours, au bal du

1. Mme et Mlles Taine étaient à Sedan, en visite chez M. Auguste Bezanson.

Page 1