‹ H. Taine: sa vie et sa correspondanceChapitre 28 sur 104 · Ib. II, p · texte numérisé non relu

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5. M. Bapst, neveu de M. Edouard Berlin, et qui devint Directeur du Journal des Débats après la mort de son oncle.

COnRESPONDAKCE

A MADAME II. TAIKE

Beaucoup de gens reviennent à Chat une douzaine en redingote et cliapeau autres le maire.

.Vu lavoir il y avait six ou sept bit boucher répare sa boutique et rouvrira est repeuplé, on peut s'y fournir. — I des Ponts et Chaussées a envoyé ses âge d'exhumations et d'enterrements à noi à 2 kilomètres.

Il y a encore bien des ordures dans le village, il

faudra longtemps pour que les portes et fenêtres

défoncées soient rétablies; mais le 10 avril je compte

toujours que Ctiâtenay sera habitable. Hier, chez les

sœurs, les habitants venaient reconnaître et emporter

les objets transportés et entassés dans la cour. J'ai vu

maire et l'adjoint, et ouvert l'idée d'une souscrip-

pour nous procurer les clievaui et tombereaux

lanquent (il n'y en a que cinq dans le village).

idée a pris, quatre personnes ont déjà donné leur

la chose sera présentée aujourd'hui au Conseil

npal; si le 31, malgré l'arrêté, toutes les ordures

pu être évacuées dans les fossés de la grande route,

re qu'on appliquera mon idée.

D'' Marchandon' est absent, j'ai vu son beau-père,

èdecin tle Sceaui.

notaire, au milieu des débris de son étude, avec un seul menuisier; — on manque d^ouvriers, de bois et môme d*outils, à cause des troubles de Paris....

A mon sens, les maisons particulières ne courent pas grand risque d'être pillées à Paris; mais le moment de la crise approche; Taisent va manquer à la Commune; on parlait hier de menaces contre la Banque ; il y aura des violences contre les grands établissements de crédit, contre les fmanciers, les riches ; la Comnmnc les for* cera à signer des traites, en emmènera plusieurs comme otages; elle va se trouver acculée à des crimes; probablement on compte là-dessus à Versailles, et sur Tindignation qui s'ensuivra.

Ghevrillon est à Brest, ayant passé avec peine, un sac de nuit à la main, à travers les insurgés qui arrêtent les mihtaires à l'embarcadère. Dans Paris les omnibus circulent, on voit des fiacres, c'est aux gares et dans les faubourgs que sont les barricades.

A MADAME H. TAINE

Paris, 31 mars, vendredi malin

... Quant aux nouvelles politiques, la poste passe aux mains de la Commune. Je ne puis plus vous en parler. Voyez les Débats, le Temps, et, si vous pouvez, les journaux de la Commune, entre autres V Officiel nouveau — les Débats en donnent des extraits — cela vous

U. TAISE. — CORAESPOMOANCE. III.

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montrera ce qu'on dil à 6i les vingt-cinq bataillons < vient d'organiser, à cinqui jour. Trois termes de ioyei

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De le Le< ou l

4 Ijeures, Journal dei Débat»

nt plus pour la province; la poste îée : les trains sont arrêtés entre S3a-18M, étail absent de Paris lors de chimisCe [I83t), également absent de

e t'Institul, conseil

Paris et Versailles; je crois qu'on ne part plus pour rOuest. On parle d*interdire la sortie de Paris; j*ai mon billet d*aller et retour, je puis en tout cas revenir à Orsay.

Les nouvelles que j'apprends changent tout à fait la situation, les événements vont s'aggraver, il est possible que je ne revienne pas lundi à Paris; j'avais quinze personnes à mon cours. Cette lettre vous arrivera quarante-huit heures trop tard, parce qu'elle doit passer par Versailles.

A MADAME H. TAINE

Orsay, 31 mars, soir

Demain peut-être, il se passera un grave événement; il est très probable que les vingt-cinq bataillons de marche de la Commune attaqueront Versailles*, com* plant sur la défection des troupes. Arrivé ici à six heures, j'ai su par MM. Flury et Pont qu'on paraissait ne se douter de rien à Versailles; je suis allé chez 1q brigadier de gendarmerie qui, j'espère, va faire porter ce soir une lettre de moi à Jules Simon'. M. Breton' avait envoyé un homme à Versailles dans l'après-midi ; mais les chemins de fer sur Versailles ne partant plus, l'homme était à pied; est-il arrivé? — Enfin, j'espère

i. On sait que l'attaque n'eut lieu que le 2 a^ril.

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