Pas chez les Zaporogucs. les llibusliere, les puritains
(B) Ce contrat est un échange de services différents par des contractants différents. Donc il est utile avec des diffère uces.
Du mode de gouvernement.
Injustice profonde du suffrage universel et en général de l'organisation démocratique.
Si Ton compare TÉlat à une compagnie industrielle d'actionnaires, il est absurde que celui qui n'a que mille francs à engager dans l'affaire ait une voix égale à celui qui y a mis un million. — Si on le compare à un navire frété et transportant ses armateurs, il est absurde que pour le choix du capitaine et du port à atteindre, l'armateur qui a mis dedans une barrique, ait autant de voix que l'armateur qui y a cent barriques semblables. — D'autant plus que, dans les frais de gestion, paiement de l'équipage, de l'assurance, la construction du navire, etc., le second armateur (par l'impôt proportionnel) paie cent fois autant que l'autre. L'injustice parfaite serait que, selon Fidéal démocratique, l'impôt fût progressif.
Après réflexion, je trouve que la comparaison de l'État à un navire est tout à fait exacte, beaucoup plus que celle d'une compagnie d'actionnaires. Supposez un navire comme le Great-Eastern qui voyage indéfmiment de port en port et dans différentes mers, et dont tous les habitants, passagers et matelots, sont les armateurs*; ils y sont intéressés à deux points de vue : i* Inégalement comme armateurs, con-
i. Supposons-le, comme certains bateaux chinois ou hollandais, où l'on se marie, on naît, on contracte, etc., bref où l'on passe sa vie de génération en génération.
APPENDl tribuant plus ou mains à l'équipi uns pour un million, les autre mille Francs, vingt francs, un I rien, n'ayant fourni aucun capit enlreteneurs, c'est-â-dire commi réparations, l'assurance, le char la loi est juste, proportionnellen leur, mais ici tous payant, mëm< pilai de ce genre, par dfes laïes d sur le revenu ou salaire, des corvi S" Également, comme ayant leur en danger en cas de naufrage i quont ayant tous un droit égal grands cas, [parce qu'ils ont] un ce II a in s risques.
On peut suivre la comparaison et y voir en abrégé toute l'histoir primitif a été un roi de la mer, à avait que des barques à deux voi unes les autres, c'est Robert le F< sa bande de braves {milèi, noble une cinquantaine d'autres barqui ployant leurs bois, agrès et équip tié de gré, il a fini par construir avec toute sa population incluse, fils ont été considérés comme les héréditaires du vaisseau, avec lei comme état-major héréditaire. Ci d'autres vaisseaux, par exemple jusqu'à un certain point, du moi le système du privilège et du ce excellents en cas de guerre hab toujours leur vie, et le passager, autres.
Autre système, celui où l'armai
de fonds, dominé. Parmi les hôtes du vaisseau, plusieurs» en nombre plus ou moins grand, ofûcîers ou simples passagers, par leur part de prise ou leur habileté commerciale, ont acquis la majeure partie dé la valeur, soit de la cargaison, soit du navire qu'ils ont réparé, radoubé, rebâti, etc. Alors le point de vue auquel tout est conduit est purement t'conomique. Le capitaine n'est plus qu'un capitaine ordinaire de navire marchand ; toute l'autorité est au Conseil des bailleurs de fonds, des armateurs, et pour chacun à proportion de sa mise. On peut le conserver héréditaire, alors c'est un roi constitutionnel comme Louis-Philippe, ou le faire électif, alors c'est un grand pensionnaire comme les De Witt ou Heinsius.
Dernier système, le plus injuste et le plus malfaisant de tous — celui où le matelot, le passager sans le son, les vendeurs d'allumettes et de cirage, le peuple et la populace, bref le nombre domine. Alors le point de vue auquel tout est conduit est socialiste, et habituellement (sauf aux Étals- Unis) le procédé par lequel tout est conduit est la huée, le tapage, la révolte perpétuelle, avec fausses manœuvres, voies d'eau, faux atterrissements, mauvais résultats financiers, accidents graves au navire. — Quand jl est bien conduit, par ce système, il aboutit à mettre presque toutes les charges sur les riches et à donner de plus grosses parts aux pauvres.
En résumé le Gouvernement le plus juste et le plus capable de bien gérer la chose publique doit cumuler ces trois systèmes et faire usage de ces trois forces :
1" De la royauté héréditaire et de Taristocralie héréditaire qui fournira le capitaine et le meilleur état-major, si elle reçoit l'éducation appropriée, car elle a l'intérêt et l'éducation supérieure. 2" De l'influence de la classe riche ou aisée, car elle est la plus intéressée dans toutes les questions de bon emploi du capital et à la réussite de la spéculation. 3* De l'influence du nombre, car il estuu élément de force, et une
!crue, par sélection, des membres des deu u forces.
xxni
De l'État.
Quand on cherche le but de l'Ëtal on to dans la même difficulté que lorsqu'on chen art, la peinture ou la musique, car dans le cun peutimaginerce but, selon ses préfèrent Je puis dire par exemple que le but de la p couleur, ou le dessin (Titien, Raphacl), l'nme (Ary Schefler), ou du caractère (Hi (les Flamands), ou l'idéal {Raphaël), etc.
De même je puis dire que le but de l'Ëti gement et l'éducation des pauvres (Démoci duclion et la mise au pouvoirdes plus noble (Aristocratie), ou la domination (Rome), ou belles fêles (Athènes), ou le maintien de te (les Juifs, les Musulmans, l'Espagne), etc.
que chaque critique se fait une esthétique f chaque politique se fait une théorie de l'Ë
U faudrait donc trouver un moyen de so vue subjectif pour entrer dans l'objectif. Je peinture, lâchons de le faire pour l'Ëtal.
Pour la peinture, la littérature, la sculpt employé le procédé suivant: tous ces arts même but, qui est de représenter des hou en gros la définition, voyez le traité spécial). de ces arts a ses matériaux, ses moyens pas ceux des autres. Ainsi la peinture a des lignes sur une loîle plate; la sculplur la littérature des pbrascs écrites qu'elle li
sonnements, réflexions, descriptions, récils. — Or, Ton voit tout de suite que telle espèce de moyens atteint directement et complètement tel but, et non tel autre. Ainsi la pointure et la sculpture obtiennent directement et complètement la représentation du corps humain simultané, et indirectement, incomplètement, celle des émotions, idées, paroles humaines successives; c'est l'inverse pour la Htléralure. Ainsi la musique oblient directement la représentalion des émotions et indirectement, incomplètement, celle des idées formulées, des phrases prononcées, etc.
On conclut de là le but de la peinture par opposition à celui de la littérature et réciproquement, d'où l'on tire l'explication du blâme contre la littérature descriptive de Gautier, Flaubert et même Leconte de Lisle, contre la peinture de Hogarth, d'Ary Scheffer, de Cornélius et même contre la sculpture ou peinture trop peu réelles du Moyen Age. On a ainsi un principe objectif d'approbation ou de blâme, concordant avec l'approbation générale donnée à telle ou telle école, et expliquant pourquoi elle n'a pas réussi, ou n'a réussi qu'à moitié. Ce principe est qu'un art manque son but, lorsqu'il se propose un but qui n'est pas directement dans ses moyens et que tel autre art atteindrait mieux que lui.
Appliquons cela aux diverses formes d'association, dont les principales sont la famille, les sociétés volontaires de tous genres, la religion, l'État. Elles ont toutes un but commun, comme les divers arts en ont un; mais comme chaque art, chacune d'elles a ses matériaux, ses procédés spéciaux qui, dans ce bul commun, lui délimitent un but spécial.
Les matériaux spéciaux sont telles ou telles créatures humaines douées de tels ou tels sentiments les unes par rapport aux autres; pour la famille c'est le père, la mère, l'onFant, avec leurs différences de sexe, d'âge, leur relation physiologique et les sentiments qui s'ensuivent.
Pour l'État, c'est an groupe d'horomes dans u plus ou moins compact et Terme, en opposition a p-Y>upes analogues, ayant vécu plusieurs siècle sous un nom commun et ne voulant pas s( groupe. Pour la religion ce sont des groupes ép; ou plusieurs continents, ayant une croyance, un système poétique du monde, lequel système une direction morale. — Pour les associations Chacune d'elles a son but défini d'avance par se me énoncé et elles se divisent en trois gran .^elonla nature des sentiments qui animent leur l'intérêt personnel (compagnies indusirielles}; autrui ([ibilanthropie); le zèle pour des chose) (science, art, etc.).
Non seulement ces diverses sociétés- ont de:
difrérenls, mais elles ont des intérêts, des pi ■peuvent [être] dilTérents et même opposés. — (Ji cherchions le but de chacune, ceci n'est pas i de principe, car, abstraction faite de savoir si a tel but, il est évident qu'il y a divers bu hommes désirent n'être pas conquis par lei exercer leur religion, gagner de l'argent, avoir et des enfants, etc. — La question se réduil do ces divers buts existant en fait, quelles son quences si une société s'en propose plusieurs
Ici s'applique complètement le principe de savoir qu'une machine atteint d'autant moins I qu'elle se propose un plus grand nombre de I divei^ents, parce que chaque but n'est atte in pens des autres. — Par exemple, le but de I sacrifié au but de la religion par la Révocation Nantes; le but delà religion cathohque a éU but de l'Ëtat par la Constitution civile du cleri de i 792 contre les insermentés ; d'autre part le '. cation a été sacriliè au but de l'État par l'org. cï. ni.
l'Instruction publique sous Napoléon I*'. D'une façon générale, il est mauvais que l'État entreprenne autre chose que la sûreté des personnes et des propriétés (en entendant par autre chose quelque chose de très distinct et non étroitement connexe). Cela devient très visible, si l'on réfléchit que I État n'agit que par le Gouvernement, c'est-à-dire par une un plusieurs personnes ayant un vif intérêt à garder le pouvoir et à y faire arriver leurs amis* : par exemple si l'État onlreprend la charité, les chemins de fer, les constructions de luxe, les dons de luxe, le Gouvernement donne injustemont des secours, bâtisses, réseaux de chemins de fer, tableaux, dons pour les églises aux communes et départements qu'il veut se rendre favorables dans les élection^. — D'autre part, supposons qu'à la façon socialiste, l'État entreprenne la charité,' l'assurance à tous du travail et du bienôtre, alors sa charge devenant bien plus grande et plas difficile, quand il cesse de pouvoir la remplir, on se révolte (juin 1848) et, par la chute ou le danger du Gouvernement, la sûreté extérieure, la position européenne de la France est compromise (faiblesse actuelle de la France).
Je vois encore d'autres inconvénients qui résultent de la nature des matériaux. Par exemple, le ressort dans la famille comme dans les Institutions philanthropiques, c'est l'affection, la bonté, bref le sentiment sympathique. — Dans les associations volontaires industrielles ou commerciales, c'est simplement le désir du gain. — Dans l'État de fait, par exemple dans l'État appelé France actuellement, c'est en partie un besoin de sécurité (intérêt pur), en partie un certain sentiment d'espèce sympathique et dévouée (le patriotisme). — Tel ressort existant en fait, il serait très mauvais de faire exécuter par lui ce qui n'est très bien exécuté que par tel autre ressort. A ce titre, il est mauvais par exemple que l'État entreprenne l'art, ou la charité, ou la religion.
Placement des amis politiques dans toutes les places du «econd but, à l'Opéra, aux chemins de fer, etc.
La méthode à suivre est donc à peu près i plan suivant :
1° 11 y a en général dans toute société, et dans une société donnée, différents buts (c'e des désirs principaux) '.
3* Chacun de ces buts ou plusieurs de ces sont poursuivis par telle ou telle société.
5° Cette société est composée de tel groi ayant tels mobiles ou désirs principaus.
i° En général, pour que le but soit atteint, soit unique, incapable d'entrer en conflit ,ivc( 3° qu'il soit conforme au mobile, désir, ou gi principaui de la société, ou groupe d'iudivid
Note générale sur le dro.
(A) Pour chaque individu moderne, ce q précieux, c'est son âme, sa volonté personne sentiments profonds, compliqués, qui l'eugei d'abord et avant tout, à ma conscience, à n mon indépendance. ï.» fait, ce senlimenl l'histoire, depuis le Christianisme, a contribi
(B) D'autre part, ce sentiment est juslifii
! I. Théoriquement, il faut ici, comme dans I
1, Il y a des sociélds où, en Tail, tel désir pri: presque nul : le aeutiment de la famille à Sparte Bauri'idée religieuse, clicx \i:% Juifs avant Jésus^
des choses idéales et morales, partir de la notion du bien. Est bien ou bon tout ce qui est Tobjet d*une tendance consciente ou inconsciente, tout fait auquel d'autres sont subordonnés comme moyen, par exemple dans un animal, la conservation de sa forme spécifique parTexercice de ses fonctions de nutrition et autres; la force, la santé dans un homme, la conversation et le développement de son intelligence, la conservation et le maintien de sa volonté.
Or, la volonté, le vouloir, comparé aux autres fonctions de l'homme, est le terme final, la résultante à laquelle toutes les autres aboutissent, la flèche du sapin, à laquelle aboutit tout l'effort de la végétation. D'où il suit que ce vouloir est non seulement pour lui, mais en soi, la portion la plus précieuse de lui-même et que, s'il y a quelque chose de respectable dans l'homme, c'est d'abord, et au-dessus de fout, ses vouloirs ou volontés spontanés. De là le mot : « L'esclavage est une forme de la mort » ; en effet, la contrainte est la suppression du vouloir spontané.
II. Pratiquement, en considérant la volonté individuelle non plus comme un but, mais comme un moyen, elle est précieuse comme le moyen le plus efficace d'atteindre d'autres buts, qui sont : (a) La prospérité matérielle, la réussite dans l'agriculture, l'industrie, le commerce, etc. (b) La bonne tenue de la famille, des associations et de la société en général, (c) Le développement de l'art, de la science, de la religion. — En effet, l'individu, étant plus près, sent mieux que tout autre ce qui lui convient, ce qu'il peut faire.
(G) De là la notion de l'Etat : le but que les associés se proposent est de faire respecter chaque volonté, en tant qu'elle ne contraint pas une autre volonté ; la formule est : inviolabilité de chaque volonté, sauf le cas où elle en viole une autre*.