LES MÊMES, FLAMBART
FLAMBART (ex dehors).— Imbécile | Crétin !
Méchant barbouilleur |
jeune homme, ani.
voilà !.… Je vous
VE, ient le paquet). —
‘le paguet).— Mon .. tout est dans
leur ?
JOuS aviez acheté iscarade.
1S ira très mal.
à ma taille,
riens de l'essayer, le,
-moi. Je vous s ne l'avez payé, un bel autre |...
lé vous êtes un que je le garde.
d'en chercher nCS que je vou-
cile ! Crétin !
GusrTave.—C’est mon père qui revient.
SAVOUREUX.— Votre père ? (4 part.) Je crcyais que c'était un domestique ; et moi qui lui ai donné une pièce de cinq francs !
FLAMBART (fout moucheté an Gadigeon),— Ah | Savoyard ! quelle danse je te servirai |
GUSTAVE.— Ah ! mon Dieu ! qu'est-ce qui vous a arrangé comme ça.
FLAMBART.—Une farce de badigeonneur 1... S] n'était pas à vingt-cinq pieds du sol, je l’aurais broyé comme une puce.
GUSTAVE.—Ah] Ah! Ah! vous êtes marbré sur toutes les coutures.
SAVOUREUX (à Part).—I1 ressemble à du granit.
FLAMBART.—Ne ris pas, Gustave, tu me ferais rugir. (Apercevant Le Paguet.) Quel est encore ce paquet ?
GUSTAVE.— C’est le même Paquet... Voulez vous une brosse ?
FLAMBART,—Une brosse | c'est lui que je voudrais brosser. (Allant à La fenêtre du Jond.) Descends donc un peu, clampin. Tu mériterais
que je coupasse ta corde et que je te précipitasse...
GUSTAVE.— Quand vous crieriez |... nettoyez- VOUS, ça vaudra mieux.
FLAMBART,— Encore une fois, quel est ce paquet ? USTAVE.—Je vous l'ai dit, c’est un costume, FLAMBART,—Dans quel but ?... Tu veux aller au
bal !..
GUSTAVE.— Mais Oui... pourquoi pas ?
. FLAMBART.— Pas de ça; MON gars. Je t'inter-
dis ce travestissement.
USTAVE.— Est-ce que je ne suis Pas mon maître ? FLAMBART,—Ne m'obstine pas, ou je le jette au
feu! (77 s'approche de la cheminée, )
cm. À GUSTAVE.—Mon costume !
SAVOUREUX (à Part).—J'ai la chair de poule, FLAMBART.—S'i] ne te sert pas le mardi gras, il te Servira le mercredi des cendres, (77 fait le mou- Vément pour le jeter dans La cheminée.) SAVOUREUX (S'éançant au devant de lui). — Arrête, brigand, arrête, incendiaire !
FLAMBART.— Vous êtes encore ici ! SAVOUREUX.—Rends-moi ce costume! il est à moi! Je le veux! c’est mon sang ! c’est ma vie | FLAMBART.—Fichez-moi la paix !
SAVOUREUX. —- Je l'aurai ! c'est ma fortune! (2
Pousse Flambart Jusqu'au pied de La fenêtre restée ouverte.)
F LAMBART.—Tiens, va le chercher. (77 lance le Paquet dans la rue.)
SAVOUREUX.—Ah ! dans la rue! (27 veut sortir.) Mais, malheureux, c'est cinquante mille francs que tu me voles |
FLAMBART.— De quoi !.. cinquante mille ?
SAVOUREUX,.—Dans la doublure... en billets de banque.
FLAMBART.— Des billets de banque 1... ah1….
(25 courent tous deux Vers la porte. Fjambart Passe la jambe à Savoureux, qui tombe. Ælambart sort et ferme la Porte en dehors.)
SAVOUREUX (se relevant ef Courant à la porte), —Fermée |... J'ai eu tort de lui dire ça! il va me filouter mes billets ! (Apercevant à la fenêtre la corde du badigeonneur.) Ah | cette corde ! (Z/ entre dans la maison à gauche, reparaît Dar la fenêtre et saisit la corde.)
GUSTAVE.— Vous allez vous casser le cou.
SAVOUREUX.—J’arriverai avant lui. (Zlse Jaisse glisser dans La rue.)