LE
SAVOUREUX (à part).— (C'est une caverne !
(Zaut.) Deux cent vingt francs.
PITHIVIERS.— Trois cents |
FLAMBART.—Cinquante centimes.
SAVOUREUX.— Trois cent cinquante !
PAILLETTE.—A trois cent cinquante francs !
GODILLON (entrant). —Tiens, une vente ! (Z/ va Prendre une chaise et monte dessus.)
PAILLETTE.—Je vends ce costume 350 francs !
GODILLON (eriant).—A 350 francs. (Les écouteurs sortent des cabinets.)
SAVOUREUX (à part). — Frappons un coup | (aut.) Cinq cents francs !
FLAMBART (à part). — Diable! ça monte | (/Zaut.) Cinquante centimes !
UN Ecoureur.—Cinq cent un!
SAVOUREUX, — Encore ?... Six cents francs !
UN 2e Ecoureur.—Six cent un !
UN 3e EcourTeur.—Six cent deux !
UN 4e Ecourgur.—Six cent trois!
SAVOUREUX (s/wpéfait, à part). — I] grêle des enchérisseurs ! effrayons-les. (ÆZawt.) Mille francs.
FLAMBART.—Cinquante centimes !
PAILLETTE, — A mille francs cinquante centimes,
Pirxiviers.—Mille cinquante francs !
SAVOUREUX.——Douze cents !
PITHIVIERS.—Quinze cents !
FLAMBART (à part). — Ça monte beaucoup !
(ÆZaut.) Cinquante centimes !
SAVOUREUX.——-Seize cents francs | . GODILLON.——A seize cents francs, c’est pour rien !
FLAMBART (ôas à Savoureux, qu'il prend à Part et amèn: sur l'avant scène). --Si je me désiste, Partagerons-nous le magot ?
SAVOUREUX,—Te le jure !
a lan
FLaMBarr (à Part).—J'aime autant ça.
PrTHiviers, (Gas à Savoureux qu'il prend à
Part).—<$i je renonce, nous entrerons toujours en société ?
SAVOUREUX.—Je le jure !
Pirxiviers, (à Part).--Je me tais.
PAILLETTE. — Eh bien, messieurs, ne nous figeons pas !...A seize cents francs ! une fois. deux fois, per 9nne ne dit mot, c’est bien vu, bien entendu ?...adjugé |
SAVOUREUX (5e ‘arant du Paguef).— Ah! je
PAILLETTE (emportant la lable, à part. — Un Costume qui m'a coûté cent sous !
SAVOUREUX (ouvre le Paquet. Tout le monde
l'entoure. I] lire Je costume et s'écrie).— Ah! c'est un Costume turc.
Tous. — Un turc !
PAILLETTE.— C'est Pourtant bien l'enveloppe !...
Godillon, où est Je Paÿysan qui se trouvait dans cette serviette ?
ODILLON.— Je l'ai loué.
SAVOUREUX (/e Prenant au collet\,— A qui, petit rien du tout ?
GODILLON.—A un petit jeune homme. (Savou- EUX lui donne un Coup de pied; ji] remonte,
SAVOUREUX,— Perdu ! perdu sans remède |...
Ah! donnez-moi de l’éther… ou de l’anisette.…. une bouteille d’anisette.…..( On» le soutient. On en: {end des cris de Masques, des sons de trompe au dehors.)
GODILLON (gui à été Yé&arder). — Ah! mon Dieu ! quel hasard 1... le voilà !
Tous... Quoi ? (Ls vont à la fenêtre.)
GODILLON. Le petit jeune homme et le costume, SAVOUREUX.— Oui, de ce côte,
ant ça.
X qu'il Prend à ons toujours en
UTSs, ne nous CS ! une fois.
t bien vu, bien
uet).— Ah! je
Part), — Un
lout Le monde ).— Ah! c'est
‘enveloppe be, rouvait dans
À qui, petit
me. (Savounorte,
remède |...
l'anisette… 74. On en-
; trompe au Ah! mon
le costume.
on
PITHIVIERS.—Courons !
PAILLETTE (darrant le passage).— Arrêtez | mes
seize cents francs !
SAVOUREUX.—Exécrable filou !
PAILLETTE —Payez-moi d’abord !
FLAMBART (à Paillette).— Gare de là, ou je bache !
PAILLETTE. -— Vous ne sortirez pas! A moi, Godillon |
SAVOUREUXx.— Attends, vieux coquin. (Z/ se jette sur Paillette. Les écouteurs veulent Les séparer. Flambart et Pithiviers tombent sur Les écouteurs. Godillon crie : Police ! Police ! Mélée génerale.
LA TOILE TOMBE
ÆK