Ou on trouve une confirmation dans ce tjue nous voyons
UN HABITANT
Plus l'évolution du globe avance et plus les êtres se perfectionnent par degrés plus insensibles, car les combinaisons de la matière deviennent plus difficiles et plus rares, et les espèces par suite se fondent de plus en plus les unes dans les autres.
Cette remarque suffit aussi pour faire voir que les espèces, après s être succédé avec rapidité et grande variété, doivent commencer à devenir plus stables et moins faciles à transformer.
Non-seulement la structure des êtres a été en se modifiant, mais aussi leur taille.
' N’est-il pas parfaitement clair qu elle a dû croître avec la variété des matériaux disponibles? La force emmagasinée est devenue
tous les jours. Est-ce que les essences de nos arbres actuels ne varient pas avec la latitude, c’est-à-dire avec les forces extérieures, avec les terrains, c’est-à-dire avec les matériaux du globe. Est-ce que nos animiux ne varient pas avec les régions? Qui ne sait que certaines espèces ne sauraient vivre ailleurs que dans des latitudes déterminées? Les forces extérieures sont en effet insuffisantes dans les régions froides ou trop en excès dans les régions chaudes pour permettre à la vie de se développer.
plus grande et l’accroissement possible de chaque individu plus considérable.
11 est bien évident que le maximum de taille pour les espèces successives a dû coïncider simultanément avec la plus grande variété de matériaux terrestres et la plus grande somme de forces extérieures. D’une équation encore a dû sortir et sort journellement la taille de l’espèce et de l’individu.
Il semble que nous a^ons dépassé le maximum, et que, les forces extérieures décroissant plus vite que n’augmente la variété des combinaisons, la taille des espèces aille en diminuant.
Il est inutile d’ajouter que pour chaque phase la grandeur d’une espèce a toujours dépendu de la latitude et a augmenté sans cesse du pôle vers l’équateur. Des observations nombreuses ont toujours prouvé qu’en effet, conformément à ces déductions, les plus grands animaux se sont toujours rencontrés dans les régions équatoriales. Je
UN HABITANT
terminerai ces considérations, vu l’heure avancée, lundi, si l’assemblée veut bien me le permettre.