MARTIN DE CORBIE
ques. On peut croire, toutefois, que s'il avait . vécu plus longtemps, il aurait dissuadé Charles Martel de distribuer à ses guerriers les biens du clergé. | |
Martin mourut le 26 novembre 726 à Saint- Priest-sous-Aiïxe, petite ville située sur la Vienne, à trois lieues de Limoges, et y recutla sépulture.
« [l fallait que Martin fût en son temps un célebre personnage, pour que les anciens annalistes de France se soient contentés de mettre seulement, absolutè, sur l'an 126, que Martin Ctait mort, Martinus mortuus est. On ignora longtemps ce qu'il était, mais le P. Labbe (t. 11, Bibl. nov. p. 133) nous l’a enfin appris dans ses Annales. » (D. GRENIER,
t. xLvIL, f° 166.)
RELIQUES
Quand on fit l'enlèvement du corps de S. Martin, on mit le chef à part dans une chässe. Ce chef, longtemps conservé chez les Donunicains de Limoges, retourna plus tard à Saint-Priest, dont l'église devint un lieu de pèlerinage. On invoquait surtout S. Martin de Corbie pour la goutte.
Bernard Guido, dans son traité des reliques du diocèse de Limoges, publié par le P. Labbe (Nov. Biblioth. manuscripl. 11, 632}, nous raconte que parmi les soldats qui envahirent l'église des Domimcains de Limoges, en 1273, il y en eut un qui S'empara du chef de S. Martin et le déposa chez une femme de la ville. Cette recéleuse fut poursuivie par des visions sihorribles qu'elle s'empressa, pour recouvrer la paix, de restituer la relique à son église. Quant
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