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pendait peut-être de mes soins; je me décidai à rester à Toeat, jusqu’à ce que je l’eusse vu hors de danger.
Après lui avoir administré dumercurO doux pendant trois jours, le teintd’ilajj»
Baba avait presque repris sa eouleurordinaire; et comme on pouvait dire qu’il était hors de danger, et en bon chemin do se rétablir entièrement, je parlai de con¬
tinuer mon voyage. Le pauvre hommo
ne pouvait trouver d’expressions à sa reconnaissance; et je vis qu’il se tourmentait fort à imaginer un présent qui fût digne d’être accepté. Enfin , au mo< ment où j’allais prendre congé de lui, il dit à ses domestiquesde nous laisser seuls, et me parla ainsi :
» Vous m’avez sauvé la vie, vous êtes mon ancien ami et mon sauveur. QuC
ferai-je pour vous prouver ma reconnaissance? Je possède peu de biens terrestres ; il y a long-temps que je n’ai reçu aucun salaire de mon gouvernement , et le peu d’argent que j’ai ici suf*
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lira à peine pour me conduire dans mon pays. D’ailleurs, je connais les Anglais, ils sont au-dessus de semblables considéiations.Mais je possède une chose qui peut avoir quelque prix à vos yeux; je puis vous assurer au moins quelle en a beaucoup aux miens. Depuis que j’ai connu votre nation, j’ai remarqué combien vous étiez observateurs et avides
d'instruction. Toutes les lois que j ai voyagé avec des Anglais , j’ai vu qu’ils prenaient note de tout ce qui frappait
leur attention ; et que, par ce moyen, quand ils retournaient dans leur pays , ils faisaient connaître à leurs concitoyens les régions les plus éloignées du globe.
Me croirez-vous ? moi Persan , j’ai suivi
leur exemple ; et durant ma résidence à
Constantinople, j'ai passé mon temps à écrire une histoire détaillée de ma vie.
Quoiqu’elle soit celle d’un individu trèsobscuret très-ordinaire, elle est cependant tellement remplie de vicissitudes et d’aventures, que je crois qu’elle ne peut