JE.N\T
Et là je t’attendrai?
UALIFAX.
Oui, tu m’attendras... je vais le donner une lettre pour la pauvre chère femme qui m'a élevée... Tu lui diras que j’ai été toute ma vie un assez mauvais garnement, attendu qu’elle m’a prodigieusement gftlé, celte bonne Gertrude, et que j’ai admirablement profité de la détestable éducation qu’elle m’a donnée... Dis-lui que celte éducation m’a menée loin... et va peut-être me conduire assez haut!... Si l'on ne me retient pas à Londres... et il faudra qu’on m'y retienne bien fort pour que j’y reste... J'irai te rejoindre... Cependant, si tu ne me voyais pas de quelque temps, ne sois pas inquiète... Si tu ne me revoyais pas de longtemps, prends patience. Enfin, si tu ne me revoyais pas de très-looglemps, de... jamais, par exemple... eh bien, ne te désole pas trop.
JBNNT.
Ahl...
Pense seulement quelquefois à ton ami d’enfance, à ce bon James, à ton mari, ce pauvre Halifax, que tu avais déjà plus d'à moitié corrigé, et que tu aurais fini pas rendre honnête homme tout à fait... si le bon Dieu t’en avait donné le temps. Allons, allons, ne pleure pas; cela ne sert rien, qu’à m’attendrir moi-mëme... et voilà... iens.oh 1 mais c’est bêle comme toat, cela ; je n'y verrai plus pour écrire*
I JENXT.
Ohl mon Dieul mon Dieul
Et lu comprends, il y a des circonstances où l'on a besoin de tout son sang-froid. Ainsi, c'est convenu, aussildt moi parti pour Londres, tu pars pour la France, sans même attendre de mes nouvelles, cela te retarderait trop. Tu vas trouver Gerirude, et comme tu n’as pas beaucoup d'argent, qu’elle n’en a guères et que moi je n'en ai pas du tout, prends ces bijoux, qui, si je ne me trompe, doivent valoir pas mai de guinées.
JENNT.
Qu’est-ce que c’est?
UAUFAX.
Un collier; tu peux le vendre, il est bien à nous; je le paie assez cher pour cela... Ainsi n’aie pas de scrupules; tu peux dire qu'il est à loi, bien à toi!... Quand à moi...
JBN.xy.
Tu sors? où vas-tu?
UAUFAX.
Je vais écrire ta lettre pour Gertrude; il n’y a ici ni plume, ni encre, ni papier... D'ailleurs, ma pauvre petite... là, vraiment, j’ai besoin d’être un instant seul... un instant, puis je reviens. {A partf et tirant sa montre.) Je n’ai plus qu’un quart d’heure, (//aut.) Au revoir donc... embraste>moi encore une fois... c’est peuU-être la dernière. Allons, allons, du courage; attends- moi.
11 entre dans la chambre à gauche,