‹ Halte-là! Patriote [microforme]Chapitre 4 sur 34 · PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL · texte numérisé non relu

PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTREAL

Montréal, le 9 février 1917.

JE soussigné, JEAN-BAPTISTE PRINCE, Médecin, dela Cité de Montréal, étant dûment assermenté sur les Saints Evangiles, dépose et dis :—

QUE les quatre lettres plus bas citées sont textuellement authentiques ;

QU'ELLES sont dues à la plume de théologiens, Docteurs, dont deux Professeurs de théologie.

EN FOI DE QUOI, j'ai signé.

J.-B. PRINCE, M.D

Assermenté devant moi à Montréal, ce neuf Février Mil neuf cent dix-sept.

BERNARD MELAN ÇON, C.C.S.

ler février 1917.

Monsieur J.-B. Prince, M.D., Président de la Ligue patriotique | des Intérêts canadiens, Montréal,

Cher Monsieur,

J'ai pris connaissance de l'ouvrage intitulé HALTE:-LA | “PATRI OTE”, que vous avez eu la bonté de me soumettre, et sur lequel vous sollicitez mon humble opinion.

Laissant de côté les détails de polémique étrangers à la doctrine, je n'hésite pas à déclarer que, sauf sur cerlains points secondaires où il y aurait peut-être matière à une honnête discussion entre catholiques, les idées émises et soutenues par l'auteur dans ce volume me paraissent parfaitement conformes à la saine philosophie et aux principes de la théologie catholique.

J'ajoute que l'auteur me semble faire de ces idées une application très logique aux doctrines que je considère comme la substance de l'impérialisme et du nationalisme canadien. La distinction faite, à propos de notre participation à la présente guerre, entre le devoir de justice que la nouvelle école théologico-impérialiste voudrait nous imposer, et le devoir de simple charité, me Paraît particulièrement juste, et fondée sur le droit naturel, l'histoire et le bon sens.

C’est ma conviction, et c’est si celle d'un très grand nombre de prêtres et non des moins éclairés, que

celle école par ses méthodes, mises à nu dans ce volume, | fait au milieu de NOUS Une oeuvre néfaste, dont nous n'avons pas vu les Pires effets. Toute tentative de solidariser l'Eglise avec un parti politique ou avec des journaux politiques, se met en travers des enseignements des Papes, et constitue une Menace pour la religion. Agréez, cher Monsieur, avec cette franche expres-

sion d'opinion, l'hommage de mes sentiments bien dévOués.

ZX, professeur de théologie.

: 5 février 1917, M. le Docteur, J.-B. Prince, 113 Est, Boulevard Saint-Joseph, Montréal.

Cher Docteur,

Vous me demandez de vous “ailer à vous faire une Conscience droite et éclairée en des matières de grave importance”. Je ne Puis vous refuser ce service et me rends volontiers à votre légitime désir.

Voici donc mon Opinion au sujet de votre livre, que j'ai lu avec le Plus grand soin.

Bien loin d'y découvrir GuCune err'ur doctrinale ni aucune fausse application des vraies principes, je le trouve très propre à éclair les esprits sur des ques-

lions fort importantes, qu'on s’est malheureusement empPloyé à obscurcir depuis quelque temps. Votre livre mettra les choses au Point et l'on vous devra de la re- Connaissance.

Votre tout dévoué en N..8.

Professeur de théologie.

8 févric 1917,

Monsieur J.-B. Prince, M. D., Montréal,

Monsieur,

J'ai lu attentivement HALTE-LA ! “PAPRI O- TE”. En déposant ce livre, je n’éprouve aucune hésitation à prendre la Plume pour répondre à la question précise et bien délimitée que vous me posez.

Je n'ai trouvé dans ce volume aucune doctrine hétérodoxe. L'auteur, au contraire, me semble Posséder un grand sens catholique, et la clarté d'exposition et de vulgarisation qu'il met dans des matières difficiles contribucra certainement, pour le plus grand bien de la reli gion et de la patrie, à rectifier plusieurs fausses idées en COUTS parmi nous.

Veuillez, avec mes voeux de succès, agréer l’expression de ma reconnaissance.

8 février 1917.

Monsieur le Docteur J.-B. Prince, ' Montréal,

Cher Docteur,

A l'honneur que vous me fales et à la confiance Que vous me témoignez permettez-moi de répondre en quelques lignes selon mes faibles moyens.

Assurément, l'auteur de vatre volume y professe les principes de la plus pure doctrine catholique, et il les applique équilablement à l'impérialisme et au nationalisme canadien, suivant, du moins, les notions qu’il donne et l'idée que je me fais moi-même de l’un et de l’autre. Les déductions qu’il tire ne sont pas seulement ri- Joureuses, elles sont à plus d’un endroit accablantes.

Voilà pourquoi votre volume fera oeuvre grandement utile. Il éclaircira et assainira l'atmosphère intellectuelle de notre province sur maintes vérités imporlantes, que l’on a hélas ! Dar trop embrouilléss #1 dénalurées.

Votre tout dévoué et reconnaissant,

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