AOUT 1829 — NOVEMBRE
« M- Odilon-Barrot termine en adjurant le roi » d'arrêter l'effusion du sang qui coulait encore , >, de faire taire le canon qui retentissait alors jusque » dans sa royale demeure, d'être indulgent aux » vaincus , et de conjurer de nouveaux déchîre- » ments, par un prompt et franc retour aux prin- » cipes sur lesquels la révolution avait assis sa
» dynastie. »
Le mi répondit : « Qu'audacieuseménl attaqué pai stfa ennemis , il riait dans bon droit de légitime
défense; qu'il était temps enfin de dompter la i réroUe, et qu'il n'employait U canon que pour
■ en finir jjIiis vite. » ( l.af nette <t la A\ polutifln de 18.10, p;ir M. San;. 11^ jriiue.)
JTarau congé 1 avant let événement! de juin, h compenser l'ouvrage <jue je publie maintenant. Lorsque je pensais à recueillir les matériaux qui m*é taient Décessaues, ces événements éclatèrent. Je sentis, alors plus que jamais, l'importance du livre qoe y roulais écrira: juin avait posé une seconde fois U question d<- juillet, Ceui que \ê •<
rolution a placés an | \ « >i r oui nconnn par
leurs actes mêmes, qu'avec l.i révolution al les conséquences il n'v .i\.'it pat de pouvoir possible. Sans nii'l<' i.\ , -<>ii^ l'empire de la souveraineté populaire, les gouvernants de juillet ont cru que, lorsqu'il •»'. j.i*>.ui <l< réprimer la rérolte , la «lui tan était permise* même la dictature a coups de (.il. simplifie extrêmement la position de 1 . monai i bu et celk oV lei an< ii m minii
On !•■ mit bien, même ilm* l'opinion des doua
Tractions de l'ancien libéralisme. D'un côté, les amis du pouvoir actuel ne font point difficulté do reconnaître que le gouvernement royal était en droit de résister a l'insurrection , de la prévenir même par des mesures extraordinaires, s'il croyait l'ordre des choses existant véritablement menacé; le seul reproche qu'ils lui fassent, c'est d'être sorti de la légalité sans motifs suffisants. D'un autre côté , les hommes du mouvement déclarent que la révolution était imminente au moment des ordonnances de i85o, qu'elle aurait éclaté sans les ordonnances; enfin , que ce n'est pas pour la charte , mais bien contre l'article \l\ delà charte qu'on s'est battu en juillet. Ceux-là accordent que le pouvoir devait empêcher et comprimer la révolte , ceux-ci qu'il y avait révolte , et même que l'adresse des 22 1 n'était pas autre chose. Aussi , après les événements de juin, m organe de la gauche (1), connu par la hardiesse de ses théories et par un talent et une
(1) Le National.
franchise incontestables , ;i-t-il demandé ponrqnoi nciens ministres étaient encore au fort de
il. m
Il non- semble que la conscient e publique corn mence b se poser cette autre question, qui <>t in séparante de La précédente : pourquoi la monarchie a-t-elk été renversée ' | rquoi ce qui lui crime en
juin i S.")-- , lut-il II- i m>iin ru juillrl I B5o
Cette disposition des esprits, qu'il est impossibk
de n> pas remarquer, prête \u\ intérél nouveau U