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Après la fermeture des églises de Ham et la vente des cimetières des paroisses, la municipalité, prise au dépourvu, fit faire les inhumations dans une portion de terrain vague contiguê aux glacis des fortifications du château, (1) du côté de la porte Chauny ; mais Texiguité de ce cimetière , comparée aux besoins de la localité, détermina Tadministration municipale à solliciter du ministre de la guerre Fautorisation d'y joindre une portion déterminée du terrain militaire voisine de celui de la ville ; ce qui lui fût accordé à titre de tolérance. Cet état de choses dura depuis 1795 jusqu'en 1835.
Une décision du Ministre de la guerre intervint, le 5 novembre 1835, portant interdiction de faire dorénavant aucune inhumation dans le terrain du domaine de la guerre et demandant que la remise des lieux lui fût faite pour le 1" janvier 1837.
L'administration municipale chercha alors à se procurer on cimetière assez vaste pour servir aux inhumations des communes de Ham et de Saint-Sulpice ; dans ce dessein, elle acheta, le 27 novembre 1 837, aux hospices de Ham, une pièce de terre de la contenance d'un hectare vingt-huit ares quatre centiares, (section A, n^ 83} , située sur la route de Chauny (impériale n° 37), moyennant le prix de 3,729 fr. 81 c. Cette acquisition fut autorisée par une ordonnance royale du 24 février 1837. La dépense d'achat , d'appropriation et de clôture en briques de ce champ de sépulture s'éleva à 23,147 fr, dette pour laquelle un impôt local fut voté par le conseil municipal de Ham, les 4 décembre 1837 et 5 février 1838.
Hais la commune de Saint-Sulpice, quoiqu'ayant joui gratuitement du cimetière de la ville pendant 34 ans« refusa de contribuer aux charges du nouveau cimetière et créa sur son territoire un cimetière particulier pour ses habitants. Une revendication, faite par la ville de Ham en 1839 , 1840 et 1841 ,
[i] Voir le plan moderne de Ham.